ANGULAIRE DE L'OMOPLATE
L'angulaire de Tomoplate est situé sur la partie latérale et un peu postérieure du cou.
Il est simple dans sa partie inférieure et divisé en plusieurs faisceaux dans èa partie supérieure.
n 8*inSère par deux, trois, quatre et quelquefois cinq faisceaux aux apoJ)byse6 Iransverses de trois, quatre ou cinq vertèbres cervicales et se Ûte k cette partie du bord spinal de l'omoplate qui surmonte l'épine sôapulaire; mais il se fixe rarement k l'angle même supéro-interne de l'omoplate.
Lés variations soit dans les insertions, soit dans la constitution de
Tangulaire sont nombreuses dans l'espèce humaine, et cela, a cause de son indépendance du grand dentelé.
Le nombre des chefs de l'angulaire varie beaucoup Nous n'avons trouvé les chefs atloTdiens et axoîdiens que chez les individus de la race blanche, mais nous avons noté jusqu'à 5 chefs dans la même race, 4 chefs chez les 9 nègres, 4 chefs chez les 5 individus de la même race, 6 chefs chez un Annamite.
En outre chez un nègre nous avons trouvé le faisceau atloîdien absolument séparé et même indépendant des autres faisceaux dans toute son étendue. Le même fait se reproduisait chez un Caraïbe. Chez le même Annamite l'angulaire envoyait un faisceau spécial à la base du crâne au niveau du golfe de la veine jugulaire. — Chez une mulâtresse nous avons vu un faisceau charnu digastrique s'isoler de la masse de l'angulaire et son centre inférieur se confondait avec la grand dentelé au niveau de la 4« côte. De même chez un nègre un pareil faisceau se terminait sur l'aponévrose du grand dentelé au niveau de la 2« côte. Chez le noir de Pondichéry, de la partie interne de l'angulaire se détachent deux faisceaux charnus qui se terminent par (le longs tendons. Celui du faisceau externe se résoud sur l'aponévrose du grand dentelé; le tendon interne beaucoup plus long se fixe sur le bord spinal de l'omoplate entre le rhomboïde et le grand dentelé à 103 millimètres au-dessous de l'angle supéro-postérieur de l'omoplate ; en outre il donne une expension tendineuse jusqu'à l'angle inférieur de cet os. La longueur de ce tendon est de 50 millimètres. Ce sont ces variations que nous avons observées dans la race de couleur. Dans la race blanche, nous^ avons vu l'angulaire de l'omoplate se diviser en 5 faisceaux du côté gauche et 4 du côté droit. Tous ces faisceaux for maient autant de languettes indépendantes dans toute leur étendue et se fixaient isolément sur l'omoplate : le chef atloîdien sur Fangle et la partie sousjacentedu bord spinal de l'omoplate dans l'étendue de 28 millimètres et sur le bord cervical de cet os dans l'étendue de 9 minimetrès ; le faisceau atloîdien, le plus superficiel au niveau de l'omoplate se fixait aussi dans l'étendue de 28 millimètres a la partie supérieure de l'omoplate seulement au-dessous de son angle supéro-postérieur. Le troisième faisceau commençait son insertion sur ce même bord de l'omoplate à 16 millimètres au-dessous de l'angle postéro-supérieur dans l'étendue de 14 millimètres presque au même niveau, mais profondément; l'insertion scapulaire du 4® faisceau se faisait dans l'étendue de'l8 millimètres par des fibres tendineuses longues de 21 millimètres. Le cinquième faisceau ou celui qui naît de l'apophyse transverse de la 5* vertèbre cervicale, à 35 millimètres de son origine se divise en deux
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languettes mtraculaires. La languette supérieure se fixe sur la i^'^ côte. La languette inférieure se subdivise en 4 faisceaux musculaires très grêles — de i & 2 millimètres de largeur — qui se terminent par de longs tendons filiformes, dont la terminaison se fait sur l'aponévrose^ du grand dentelé.
Chez on autre blanc, l'angulaire a 4 faisceaux ; et celui qui vient de Tapophyse transverse de la 4« vertèbre cervicale, envoie une languette charnue qui se fixe sur la 2« côte. Cette languette est large de 9 millimètres. Du côté droit une pareiHe languette se détache du corps musculaire de l'angulaire près de sa terminaison scapulaire. Cettçi languette est large de 12 millimètres et se fixe également sur la 2« côte.
Tèlleft sont les variations principales que nous avons observées dans 1.^8 races humaines. Les autres sont moins importantes, nous ne pouvons les consigner toutes, car cela allongerait beaucoup la description de ce muscle.
Les variations de l'angulaire de l'omoplate observées par les anatomistes sont les suivantes :
Budge a vu l'union du trapèze avec l'angulaire de l'omoplate par 1 -intermédiaire d'un faisceau charnu.
Theile énumère les cas que nous avons décrits quelques lignes plus haut notamment : 1® l'indépendance complète de ses 4 ou 5 faisceaux; 2" l'insertion à l'apophyse mastoïde de l'un de ces faisceaux; 3^ Tinsertion à la 2« cote et h l'aponévrose du grand dentelé; 4® l'insertion h la 1"^ côte (Clason et Testut); 5» à la 7» vertèbre cervicale (Reid). Nous sommes absolument de l'avis de M. Testut qui regarde ces variations comme une tendance à la formation du muscle omo-trachélien des mammifères, d'une part et en môme temps une tendance de l'anguliire k s'unir k la partie supérieure du grand dentelé.
Meckel et Blandin ont observé l'insertion de l'angulaire à l'apophyse mastoïde, nous avons vu une pareille insertion sur des nègres que nous avons disséqués. Les attaches de l'angulaire de l'omoplate à la racine scapulaire ne sont pas rares au moins chez les individus de la race de couleur que nous avons examinés. Au contraire nous n'avons jamais vu l'insertion de l'angulaire h la 7^ vertèbre cervicale.
A natomie comparée de P angulaire de l'omoplate.
Chez l'homme et chez les singes anthropoïdes, l'angulaire de l'omoplate est un muscle indépendant. DéjJi chez les singes pithéciens l'angulaire se confond avec la partie antérieure du grand dentelé et cette Tnsion devient encore plus intime chez les autres mammifères, de sorte que chez plusieurs on le croit absent, car certains anatomistes regar-
dent les faisceaux du cou, qui sans aucun doute représentent les chefs de l'angulaire, comme la partie cervicale du grand dentelé.
Chez Tomythorynque. l'angulaire serait composé de deux parties, dont la partie postérieure doit être rattachée au grand dentelé. Mais dans tous les cas la partie cervicale du grand dentelé des anatomistes se fixe aux 5 vertèbres cervicales.
Chez les sarigues, l'angulaire est indépendant, il se fixe à l'atlas et h la racine de l'épine scapulaire. La partie soit disant du grand dentelé s'insère aux six dernières vertèbres cervicales.
D'après Meckel, il manquerait chez l'Aï ou bien il est représenté par deux minces languettes qui s'attachent aux deux dernières vertèbres cervicales.
Chez les rongeurs il y a généralement cinq chefs de ce qu'on regarde comme la partie cervicale du grand dentelé, et l'angulaire véritable suivant les auteurs, est indépendant dans certaines des espèces de cet ordre, comme par exemple : chez maunet ou helamys cafer, le hamster et la marmotte. Chez les autres il manque ou il est confondu avec le grand dentelé.
Chez les ruminants il manque aussi et il est représenté par la partie cervicale du grand dentelé laquelle s'attache aux cinq dernières vertèbres du cou. Chez le chameau il n'y a que deux chefs cervicaux du grand dentelé et ils se rendent aux cinquièmes et sixièmes vertèbres cervicales.
Il manque chez le cheval, d'après Cuvier. Meckel suppose qu'il y est représenté par des languettes musculaires qui se fixent aux apophyses transverses de la troisième et de la quatrième vertèbre cervicale.
Dans les suidés, chez le daman, il est remplacé par la première digitation du grand dentelé; telle est l'opinion de Meckel ; chez le pécari l'angulaire se fixe à l'apophyse mastoïde. Il s'insère aux deux premières vertèbres cervicales chez le cochon. L'angulaire de l'omoplate de ce mammifère est peu développé mais parfaitement distinct.
Dans les carnassiers : il manquerait chez la taupe, le hérisson, richneumon, le chat, l'hyène, le coati. Tours, mais il serait remplacé par la partie cervicale du grand dentelé qui se fixe à toutes les vertèbres cervicales.
Il est distinct chez les autres carnassiers, comme chez la taupe, le hérisson, la martre, la loutre, le blaireau et le chien. Chez ce dernier se rend aux trois premières vertèbres cervicales sans compter l'atlas. Chez les deux autres carnassiers il ne va qu'à l'atlas.
L'angulaire des chauves-souris est très développé, mais ses insertions se font seulement aux trois vertèbres moyennes du cou. Chez les
MEMOIRES D£ LA SOCIÉTÉ D^ANTUROPOLOQiE
loris et makis il n*y a qu'un seul chef atloTdien, mais la partie cervicale du grand dentelé se fixe aux cinq dernières vertèbres du cou. Chez Tatèle, le magot, il se rend aux trois premières vertèhres cervicales ainsi que chez les anthropoïdes où il est parfaitement distinct. Chez le papion au contraire il se réunit intimement h la partie antérieure du grand dentelé.
Caractères anthropologiques de l'angulaire.
Ktendue des insertions scapulaires de l'angulaire :
Dans les races
Race noire
en général
série H.
jaune
blanche
Moyenne. .
48 millim
Maximum. .
Minimum . .
Par conséquent l'étendue la plus considérable des insertions scapulaires est chez les hommes des races blanche et noire ; elle est au minimum chez les femmes de la race noire.
L'insertion scapulaire commence au-dessous de l'angle postéro-inférieurde l'omoplate :
Dans les races Race Race
en général, noire. jaune.