SÉB1£. — TOME 11. K. 'I
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M. Testut signale une disposition du rliomhoïde qui n*est pas commune à notre avis. En effet, M. Testut a constaté que Ja partie cervicale du rhomboïde ou si l'on veut le rhomboïde supérieur recouvrait le grand rhomboïde ou plutôt sa portion dorsale dans lëtendue de 10 millimètres; ce fait a été connu de Sœmmering et nous l'avons observé un certain nombre de fois, mais jamais dans les limites du cas de M. Testut.
On signale encore Fabsence des insertions cervicales du rhomboïde, alors que ce muScle s'arrêterait au niveau de la 3® vertèbre dorsale, nous n'avons aucune envie de nier le fait., mais il mérite une confirma tion.
Wood a décrit le faisceau du rhomboïde qui se prolongeait jusqu'à l'os occipital. Il était placé immédiatement au-dessous du trapèze. La naissance k l'os occipital se faisait au-dessous du tiers moyen de la ligne courbe occipitale, entre les attaches occipitales du trapèze et celles du grand complexus et do là il se rendait au bord spinal de l'omoplate, c'est le rhomboïde dt» la tête de la majorité des mammifères.
Kelly a vu les insertions de rhomboïde se réduire seulement à un pouce d'étendue et les insertions se faisaient seulement ?» l'angle inférieur de l'omoplate.
' Anntomie comparée du rhomboïde.
Chez l'ornithorynque, le muscle rhomboïde se (ixe sur Toccipital dans une étendue relativement très considérable.
Chez les sarigues, l'insertion occipitale est très réduite et d'après Meckel, en une pointe. Les insertions scapulaires occupent la moitié» postérieure du bord spinal de l'omoplate.
Dans les édentés, chez les tatous le rhomboïde est divisé en deux parties : la partie antérieure se fixe à l'occipital, la partie postérieure se fusionne avec le grand dorsal. Chez les fourmilliersetl'aï, le rhomboïde s'arrête a la région cervicale et se fixe aux deux tiers postérieurs du bord spinal de l'omoplate.
Dans les rongeurs, chez le castor une languette musculaire du rhomboïde remonte jusqu'à l'occipital, il se fixe aussi non seulement au bord spinal de l'omoplate, mais aussi a toute la largeur de l'épine scapulaire. Chez le porc-épic, il se fixe aussi non seulement au bord spinal do l'omoplate, mais aussi au tiers supérieur de l'épine scapulaire, dans la marmotte comme d'ailleurs chez le porc épie, ce muscle ne fait qu'une seule masse charnue, qui vient de l'occipital, de toutes les vertèbres cervicales et des trois premières dorsales. Chez la marmotte, il se fixe k la moitié antérieure du bord spinal de l'omoplate.
TH. CHUDZINSKf. — VARIATIONS MUSCULAIRES DANS LES RACES HUMAINES i95
Dans les ruminants, il a la forme triangulaire chez le chameau, et ne présente que deux chefs qui viennent des deux premières vertèbres dorsales; il se termine k l'angle postérieur de Tomoplate. Chez le mouton il est simplement étendu du ligament cervical à Taxis.
Dans les suidés, chez le daman, la portion antérieure du rhomboïde s'insère à l'occipital et sur la partie supérieure du cou, elle aboutit h l'angle antérieur de l'omoplate et est séparée du rhomboïde postérieur. Celui-ci, d'après Meckel, se divise en trois portions dont l'antérieure provient du tiers moyen du cou ; la moyenne des deux premières vertèbres dorsales, la portion postérieure des 3", 4^ et 5« vertèbres de la même région. Toutes ces portions se terminent : l'antérieure au tiers antérieur du bord spinal de l'omoplate; la moyenne k la partie moyenne et la partie postérieure au tiers postérieur de ce même bord. Chez le cochon le rhomboïde est fusionné dans toutes ses parties.
Chez le cheval, le rhomboïde occipital vient du ligament cervical.
Chez la taupe, le rhomboïde occipital est séparé du rhomboïde dorsal, il finit au bord spinal de l'omoplate. Le rhomboïde postérieur naît du ligament cervical et aboutit au ligament transversal qui réunit les deux omoplates.
Chez le hérisson, la partie antérieure de ce muscle et la partie postérieure sont confondues.
Le rhomboïde est très peu développé chez les chauves-souris; il naît en avant des vertèbres cervicales postérieures et des 3 ou 4 premières vertèbres dorsales.
Dans les autres carnassiers, les deux rhomboïdes sont très distincts; l'antérieur se rend k l'occiput et le supérieur naît des quatre premières vertèbres dorsales. Mais chez le raton et le coati, les deux rhomboïdes sont confondus; le muscle se fixe pourtant k l'occipital. Il en est de même chez l'hyène.
Chez le makis, de la masse charnue s'élève un petit faisceau charnu peu développé, il se fixe k l'os occipital, mais le muscle proprement dit est indivis; il naît de toutes les vertèbres cervicales et des six premières vertèbres dorsales. Il se termine k la moitié postérieure du bord spinal de l'omoplate.
Parmi les primates, tous les singes pithéciens possèdent un rhomboïde de la tète ou rhomboïde occipital, mais la partie occipitale peut être fusionnée ou non avec la portion dorso-cervicale. Chez tous les anthropoïdes vrais la portion occipitale manque absolument comme chez Thommo, mais elle so termine vers la 3^ vertèbre cervicale.
MÉMOIRES DB LA SOCIÉTÉ d'aNTHROPOLOGIE
(ihez tous les orangs que nous avons disséqués le rhomboïde occipital ne manquait jamais, seulement il était plus mince et plus étroit.
Caractères anthropologiques du muscle rhomboiflf.
Etendue des insertions épineuses du rhomboïde :
Mloimum . .
Dans les races
Race noire
Race Race
en générai
série
jaune blanche
162 163 60minim.
Donc rétendue des insertions épineuses du rhomboïde est le plus considérable dans la race blanche, et le moins dans la race noire surtout chez les hommes de cette race.
Etendue des insertions scapulaires du rhomboïde :
Race noire
Race
Race
en général
série H.
jaune
blanche
Moyenne. .