PAR
W. ROELOFS.
Mr. R. Obertkür a bien voulu me communiquer les espèces du groupe des Oxyopisthen que renferme sa riche collection ; je donne ici le résultat de leur étude et de leur comparaison avec les espèces de la collection de Mr. Neervoort van de Poil, et du Musée civique de Gênes; le conservateur de ce Musée, le Dr. Gestro, ayant bien voulu me communiquer, avec sa bienveillance habituelle ce que son Musée possède de ces insectes.
Oxyopisthen Westermanni Auriv.
Le Musée civique de Gênes, possède un individu unique (^) de Y Oxyopisthen Westermanni Auriv., de forte taille et remarquable par sa grande fraicheur. Les taches, blanches chez les autres individus que je connais, sont chez lui jauue-d’ocre, surtout celles du prothorax, sur les stries (ou plutôt intervalles des côtes) des élytres se trouve un rang de petits bouquets de poils jaunes, dont il reste à peine un vestige chez les autres individus que j’ai vu, les côtes ellesmêmes sont d’un noir mat et se distinguent fortement de l’épaule et du bord de Pélytre, qui sont d’un noir luisant.
L’individu porte l’indication: Victoria, April, D. Gerst.
Notes from the l^eyden Muséum, Vol. X.V,
OXYOPISTHEN FUNERARIUM.
Oxyopisthen funérarium Tboms. var.
Cette belle variété présente un dessin blanc-jaunâtre, dont les lignes sont sensiblement plus larges que chez le type.
La tache à la base des élytres est plus large et plus liée avec celle qui longe la suture et cette dernière à son tour, plus liée avec la branche postérieure, qui est plus large et plus arquée au bout; l’ensemble forme une espèce d’X, plus complet.
Sur le pygidium sont deux taches blanches plus apparentes, que chez les individus du type, chez qui elles font souvent défaut. Les deux individus que j’ai sous les yeux sont plus massifs et plus larges aux épaules, que les individus du type que je connais.
Deux individus et ?) dans la collection R. Oberthür, marqués : Franceville (Intérieur du Congo Français), ex Mus. Gambey, 1892.
Oxyopisthen depressum , n. sp.
Oxyopisthen rufofemoratum Auriv. et Roel. nec Thomson.
Long. 16 à 19 mill., rostr. excL
Voisin de rufofemoratum Thoms., noir, luisant, avec les cuisses, sauf leur base et leur extrémité , rouges ; des taches argentées, peu constantes, une au dessus des cuisses, postérieures et une autre sur le mésosternum , contre l’épaule de l’élytre. Rostre un peu plus long que le prothorax , légèrement arqué, faiblement élargi, subcarèné et couvert d’une ponctuation, seulement visible avec un fort grossissement vers le bout. Tête avec un point déprimé à la naissance du rostre, entre les yeux , couverte d’une ponctuation fine et peu serrée. Prothorax plus large, plus court et plus arrondi sur les côtés que chez rufofemoratum , légèrement arrondi à sa base, déprimé sur le disque, couvert d’une ponctuation grosse, profonde et par place confluente sur le disque.
Ecusson pareil à celui de rufofemoratum . Elytres un
Notes from tlie Leyden Muséum, Vol. XV.
0XY0P1STHEN DEPRESSUM.
peu plus courtes que chez ce dernier, assez fortement, mais étroitement déprimées sur le disque tout près de la base, plus faiblement un peu en arrière des épaules et offrant une double dépression transversale au milieu près de la suture; elles sont garnies de stries analogues à celles de l'espèce voisine, mais plus profondes. Pygidium plus allongé, plus pointu, avec des points plus gros que chez rufofemoratum , parfois avec deux taches blanches allongées. Le prosternum est couvert de gros points ; le métasternum presque lisse, l’abdomen-finement ponctué.
Cuisses très faiblement dentées , les postérieures sensiblement plus courtes que chez rufofemoratum , n'atteignant, tout au plus, que la moitié du pygidium, tandis qu’elles sont bien près d'atteindre son extrémité chez l’autre espèce.
Deux individus dans la collection R. Oberthür, marqués : Gabon; treize dans la collection Neervoort van de Poil, également avec l’indication Gabon.
L’examen des Oxyopisthen de la collection R. Oberthür m’a permis de voir les types de O . rufofemoratum Thoms. et de 0. linea-alba Thoms., provenant de la collection Mniszech. Cet examen m'a prouvé que. l’espèce considérée par Mr. Aurivillius et moi comme rufofemoratum Thoms. n’est pas identique. C'est une espèce non encore décrite, publiée ici sous le nom de O. depressum. Le véritable rufofemoratum Thoms. est décrit de nouveau par Mr. Aurivillius sous le nom de convexicollis .
Platyopisthen albopectorale , n. sp>
Long. 13 à 14 mill., rostr. excl. — D’une forme moins large et plus parallèle que P. suturale Roel ; noir vélouté en dessus, avec une ligne blanche, couvert d’un enduit blanc pour la majeure partie en dessous. Rostre un peu plus court que le prothorax et la tête pris ensemble, presque droit (cT), ou un peu plus long et faiblement arqué (Ç), lisse. Tête comme les antennes noire, luisante, à peine pouctuée, avec une impression allongée entre les yeux, qui continue sur la base du rostre.
Notes from. tlie Leyden Muséum, "Vol. XV.
PLATYOPISTHEN ALBOPECTORALE.
Prothorax aussi long que large à sa base, faiblement arrondi sur les côtés, graduellement rétréci en avant, couvert d’une ponctuation obsolète sur le disque, presque nulle sur les côtés, la base bisinuée et bordée de blanc ; une ligne blanche au milieu part de la base sans atteindre le bord antérieur. Un enduit blanchâtre couvre les côtés du disque, les côtés du prothorax et couvre le prosternum. Ecusson assez grand, cordiforme, blanc.
Elytres isolément arrondies à la base, à peine plus larges aux épaules que le prothorax, environ une fois et deux tiers plus longues que larges, presque parallèles sur leurs côtés, se rétrécissant graduellement et faiblement, en arrière, leur extrémité presque coupé droit; elles ont des stries ponctuées très faibles, qui, à partir de la 7 e strie de la suture, sont encore plus efiacées et n'atteignent pas la base. Les élytres ont sur leur fond noir une assez grande tache rouge foncé, peu apparente sur chaque élytre un peu derrière le milieu. L’intervalle entre la suture et la première strie est blanc de l’écusson jusqu’au de la du milieu. Le pygidium est couvert d’un enduit blanchâtre, sa ligne médiane et ses côtés sont un peu élevés.
Le dessous est blanc, sauf le milieu du métasternum et de l’abdomen; le premier, un peu aplatie et finement ponctué chez le mâle, est un peu concave et avec cette partie plus limitée chez la femelle ; elle est en outre chez cette dernière garnie d’écailles très courtes, brunes. Cuisses linéaires, les postérieures atteignant le milieu du dernier segment de l’abdomen, elles sout noires, faiblement couvertes de points blaucs, jambes noirâtres, avec une rangée de cils très courts sur la tranche intérieure. Le pygidium du c? est triangulaire et faiblement déclive, celui de la ? plus pointu et un peu relevé à l’extrémité.
Deux individus (J* et ?) dans la collection R. Oberthür ; le premier avec l’étiquette: ex Mus. Schmidt; le second avec la même indication , celle de : Gabon.
La Haye, Mars 1893.
Notes from th.e Leyden Muséum, Vol. XV.