‹ Observations sur un amendement à la charte de la cité de Québec [microforme]Chapitre 2 sur 3 · LES URSULINES · texte numérisé non relu

LES URSULINES

Le monastère des Ursulines, en sus de l'unique pension scolaire de la fondation de laquelle on n'a pu jusqu'ici bénéficier, donne chaque année, en moyenne, comme réduction sur le prix des pensions et demipensions, tant au couvent qu'à l’école normale des filles, la somme de $2,400.

La maison donne en outre l'enseignement quasi gratuit (à raison de quinze centins par mois) à une moyenne de 140 externes, et ce, sans percevoir pour les maîtresses, un sou des fonds scolaires municipaux.

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Outre le revenu annuel provenant de s … divers départements scolaires et de la location de ses propriétés comprises dans les limites de la Cité, la communauté des Ursulines dépense dans la ville de Québec, et au bénéfice de cette dernière, tous les autres revenus qu'elle peut percevoir en dehors de la dite ville,

Le seul revenu provenant des pensions et des contributions scolaires des élèves, au prix infime auquel se donne l'instruction au Canade, (revenu qui représente tout le fruit de l’industrie des religieuses Ursulines) ne suffit jamais pour cou rir les frais de l'instruction donnée aux élèves, et laisse chaque année un déficit considérable. Ce déficit doit être comblé par les revenus extraordinaires, lesqueis sont consacrés en outre, à l'entretien des édifices, à l'achat da matériel scolaire, aux améliorations hygiéniques, etc.

Tous ces avantages, il est à remarquer que ce sont surtout les citoyens de Québec qui en héuéficient. En effet, la presque totalité des élèves des Ursulines sont de la ville ; à savoir, en moyenne, 140 externes, 150 demi-pensionnaires et environ la moitié des pensionnaires.

La communauté dépense chaque année tous ses reve“ nus pour les fins de l'éducation, ñe thésuurise pas, ne fait ni dépôts, ni placements.

Quant à la condition matérielle des Sœurs, elle reste toujours la même ; la dépense pour leur vêtement, leur nourriture et leur ameublement étant toujours réduite au plus stricte minimum.

Si l'on ajoute à cela des pertes considérables, —en un seul coup, $10,000,—0on comprendra aisément que les

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\ Dames Ursulines ne peuvent continuer à faire les mêmes sacrifices pour l’œuvre de l'éducation, si on leur impose une taxe exorbitante pour l’eau dépensée par la communauté. |

L'HCTEL-DIEU

D'après une entente avec la Corporation, les Dames religieuses payent maintenant 8900 par année. C’est tout simplement exorbitant. L’'Hôtel-Iieu est véritablement l'hôpital de la ville. C’est là que vont tous les malades

pauvres, excepté ceux qui souffrent de maladies contagieuses qui sont transportés à l'hôpital civique. Il serait bien intéressant de savoir, en passant, l'argent que l’entretien de cet hôpital coûte à la ville et le nombre de malades qu’on y reçoit annuellement. Il y aurait lieu de faire probablement d'intéressantes comparaisons et de prévoir ce que la ville aurait à dépenser dans le cas où l’Hôtel-Dieu disparaîtrait,

Donc, l’'Hôtel-Dieu reçoit les malades de la ville toutes les victimes des accidents sans nombre qui se produisent chaque année. Par des prodiges d'économie, ces saintes religieuses ont réussi à faire bâtir un nouvel hôpital, magnique, véritable ornement pour la ville et consacré exclusivement à leurs malades,

Eh bien ! Qu’arrive-t-il ? Pendant que les religieuses se dépensent sans compter pour ces malades recueillis « dans la rue, pendant qu’elles les pensionnent et leur dis- | tribuent largement leurs soins et leurs remèdes, la ville | fait payer aux religieuses l’eau qui sert à laver le linge de ses propres malades et celui qui a servi À panser ses 1

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propres blessés. Et encore, cette bonne ville croit-elle faire du bon à l’Hôtel-Dieu en ne lui demandant que $900 pour cette eau. C’est renversant.

Aussi les autorités de l Hôtel-Dieu sont-elles décidées à demander des hydromètres le jour où la Corporativn voudra leur faire de nouvelles misères.

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