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PHENOMENES ACTIFS — ■ CONTRACTION UTERINE

Sur le trajet des nerfs de l'utérus, dans le plexus utérin, on remarque, de chaque côté du col, un ganglion dit ganglion cervical. Ce ganglion qui aurait un rôle très important, nous allons le voir, est situé au niveau de la partie postérieure de la voûte du vagin, dans la paroi latérale de l'espace de Douglas, en avant du rectum, en partie entre le péritoine et le fascia pelvien. C'est de lui que naissent les divisions utérines ci-dessus décrites.

Quant aux filets terminaux ils seraient de 3 ordres : vasculaires, musculaires, muqueux.

Les filets musculaires se termineraient, toujours d'après Frankenhaeuser, comme dans les autres organes à fibres lisses, c'est-à-dire que les

réseaux, formés de fibres pâles sans myéline, seraient pourvus de renflements ganglionnaires, et que les fibrilles terminales pourraient être suivies 1867 jusque dans le nucléole des noyaux des fibres cellules ? Les recherches récentes

1880 à 1892 de Gavronsky, Clivio, Kôstlin, Patenko , Rasumowsky , v. Herfï (méthode au chlorure d'or et méthode de Golgi), laissent encore en suspens la question du mode de

terminaison des nerfs utérins sensitifs, glandulaires, moteurs et vaso-moteurs.

Enfin d'après W. Hunter (1802 , Tiedemann

1820;, Remak 1850 , v. Herff (1892), les nerfs de l'utérus gravide participeraient à l'hypertrophie de l'organe.

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ETUDE ANALYTIQUE DU THAVA1I

Voilà ce qu'on -ail anatomiquemenl des nerfs de I utérus gravide. \ oyons ce à quoi esl arrivée la physiologie, pour ce qui est de I origine centrale des nerfs utérins.

1' ( In .1 ] > 1 1 produire des contractions utérines par l'excitation électrique de tous les points de l'encéphale, contractions réflexes assimilables à celles que détermine toute excitation sensitive. Ainsi s'explique l'influence des émotions morales violentes sur l'avortement.

2" L'utérus continue à se contracter après la section de la moelle au-dessous du bulbe.

Nasse a vu un accouchement spontané chez une primipare paraplégique par compression de la moelle à la suite d'une fractjure des •'!' et V cer- \ icales.

Dune le centre principal de la motilité utérine

esl sans doute spinal.

3° Chaussier a vu accoucher spontanémenl une femme ayant une compression de la moelle par des échinocoques de la 1" dorsale; Von Renz a fait la même observation dans un cas de néoplasme d'une vertèbre dorsale.

D'où il faut conclure que le centre spinal utérin se trouve dans la moelle lombaire.

En effet V. Goltz a sectionné la moelle au niveau de la I" lombaire, Masius e1 Heidenhain au niveau de la dernière dorsale, chez des chiennes qui on1 pu néanmoins entrer en travail et accoucher spontanément.

Ces expériences célèbres lurent considérées comme démonstratives <\u centre utérin lombaire.

4° Mais voici qu'après la destruction de la partie inférieure de la moelle chez la truie Simpson), la chatte Reimann . le lapin Cohnstein la femelle pleine accouchai) néanmoins.

D'où la conclusion de Simpson et de Scanzoni : la fonction musculaire de I utérus dépend du grand sympathique.

5° Cependant Rein a pu séparer l'utérus, sans altère]- sa puissance contractile, du ganglion ne sentérique inférieur.

H faudrait donc croire qu'il existe des centres moteurs |uxta-utérins, par exemple ee ganglion cervical de Frankenhaeuser qui jouerait le rôle des ganglions moteurs du cœur el de l'intestin. Car on n a pu, jusqu'à présent, démontrer l'existence de ganglions intra-musculaires ou sous-muqueux. Les prétendues « cellules ganglionnaires - décrites par Gavronski sont pour Kôstlin des

i ellules conjonctives ».

En résumé, il se passe pour l'utérus i e qui se

passe p "tous les viscères. Presque tous le-

viscères, -mou tous i des sources d'innervation multiples. De même l'utérus emprunte à la moelle, au sympathique, au ganglion périphérique de Frankenhaeuser, peut-être à des ganglions intra-viscéraux. Quelques physiologistes ont admis que les libres d'arrél seraient surtout de provenance sympathique et les motrices de provenance spinale.

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