‹ Occupation et bataille de Villiers-sur-MarneChapitre 16 sur 17 · ULTIMA VERBA · texte numérisé non relu

ULTIMA VERBA

sibilité de faire à sa propriété des grosses réparations devenues plus urgentes que jamais, et cependant au lieu d'abaisser le prix de location il entend Télever.

Ce que Tennemi a laissé de Plessis-Lalande est encore la proie des pillards indigènes que nulle autorité ne contient, et qui ont perdu toute notion de droit, de justice, de propriété; la force prime tout.

Dans un pareil état de choses, il m'a été impossible de relever l'Institut hydrothérapique créé il y a six ans avec tant de soins et de peines, et j'ai dû l'abandonner, y perdant plus de 300,000 fr., représentés jar des constructions, des appareils, des réparations et des embellissements de toutes sortes dont profite le propriétaire^ et un matériel qui, ayant été brûlé, brisé ou volé, est perdu pour tout le monde, si ce n'est pour les voleurs.

c< Cest la guerre l » disent les Allemands! Oui, mais c'est une guerre de barbares, de sauvages, et si elle ne devait pas être suivie d'un châtiment exemplaire, ce serait à désespérer de Thumanité.

Et à cette horrible guerre étrangère a succédé une guerre civile non moins horrible; et après toutes ces calamités les partis ne désarment pas ; nul ne veut sacrifier ses opinions, ses convictions, ses préférences, ses intérêts au salut de la patrie !

Malheureux peuple ! malheureuse France !

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