VOISINAGE DU FOND. SI
éloigné de la surface dans les deux premiers cas et extrêmement voisin dans le troisième. Théoriquement, le brisement et le ressac sont différents aussi bien de genèse que de nom; pratiquement, il est aisé de les confondre, et c’ést pourquoi, lorsqu'on examine les mesures données par les divers observateurs, on trouve des nombres peu concordants. Tandis que d'après les formules de Hagen et de lord Rayleigh et les observations de Scott Russell, Bazin et Stevenson, le brisement a lieu lorsque la profondeur de l’eau devient inférieure à la hauteur de la vague, Cialdi * indique, d’après divers auteurs, que les lames brisent par des fonds de :
44à18 m... Près de l’ile Robben, cap de Bonne-Espérance.
1 A e PPOS Sur la côte de la Guyane.
PASS. Près d'Estapa, côte du Guatemala.
20 à 27 à 31. À Porto-Santo, Madère.
20 à 22. .... Djidjelli, Algérie.
20 à 27 à 30. Sur la côte nord d’Espagne.
PRO SRE A Terccire, Açores.
46à57..... A Punta Robanal, côte nord d'Espagne. LL AAMEIPR AE Sur la côte de Syric.
Tizard admet que l'influence du fond se fait sentir sur la lame, qui devient plus courte et plus haute au-dessus de la crête Wyville Thomson, au nord de l'Écosse, par 400 à 500 m de profondeur.
Les conclusions sont les suivantes. Le phénomène dépend de la localité et, pour une même localité, de la direction d’où viennent les vagues, c’est-à-dire du vent, de la grosseur de celles-ci et par conséquent de la durée de l’action exercée par le vent, sans compter de nombreuses autres causes de complication dont il est impossible de faire la part. Il est donc essentiellement variable et si, dans un but particulier, tel que la pose d’un câble télégraphique sous-marin ou des travaux de construction, il devient nécessaire de posséder des valeurs précises, il faudra les obtenir, par des expériences directes pour l'endroit considéré et dans des conditions déterminées. L'emploi du trace-vagues pourra rendre d'utiles services.
7 On dit que la vague déferle lorsqu'elle arrive sur une plage en | pente douce ; sa surface ne modifie que relativement peu sa vitesse | à mesure que le fond se rapproche, tandis que les couches d’eau sous-jacentes sont fortement retardées. Il en résulte que la crête de
? Cialdi, su? molo ondoso del mare, pag. 145 ct seqi
la vague cesse d’être symétrique (fig. 27), s'incline dans le sens du mouvement, d’abord légèrement, puis de plus en plus, jusqu’à ce que cette surface, finissant par être en surplomb, s’effondre sous son propre poids en produisant une volute, un bouillonnement et par conséquent une ou plusieurs franges d’écume.
Le ressac est encore exagéré par un phénomène secondaire. Le vent entasse sur le rivage une masse considérable d’eau qui s'écoule entre chaque lame et communique aux couches liquides voisines du sol, qui s’approchent, un mouvement franchement inverse, de la terre vers la mer. Le courant entraîne avec lui les galets et le sable. qu'il affouille et rend mouvants ; il est très dangereux pour les baïgneurs qui, se tenant debout, ont le haut du corps poussé vers la terre, tandis que leurs jambes sont au contraire chassées vers la mer.
De quelque côté que vienne le vent, les vagues arrivent toujours dans une direction à peu près perpendiculaire à la plage sur laquelle
Fis. 28;
elles déferlent. Supposons en effet une vague MN (fig. 28) approchant dans une direction quelconque, oblique à la plage P; à