INDICATEUR D'AIMÉ
reil. En la supposant, par exemple, égale à 0,45545, si v est la vitesse longitudinale, » le nombre de tours et £ celui des secondes, on aura
D= a mètres.
Indicateur d’Aimé'. — L’indicateur d’Aimé ne donne, au contraire, que la direction d’un courant profond. C’est une boîte métallique portant une girouette fixe et une aiguille aimantée mobile. Si on immerge le système au bout d’une ligne de sonde et qu’on le soumette à l’action d’un courant, la girouette et par conséquent la boîte se placent évidemment dans la direction du courant, et toutes deux restent ensuite immobiles. L’aiguille aimantée possède alors une orientation déterminée dans laquelle on Pimmobilise, depuis la surface, par l'envoi d’un messager qui fait tomber une couronne, garnie de 36 dents verticales, entre deux desquelles chaque extrémité de l'aiguille reste prise. Il suffit dès lors de remonter l'appareil pour reconnaître l'angle fait par la girouette avec l'aiguille, et par suite avec le méridien magnétique.
L'appareil consiste en une boîte (fig. 51) en métal BB, de 16 cm de diamètre, lestée d’un poids L, portant la girouette V maintenue par la vis s et, dans son intérieur, l'aiguille aimantée AA.
La couronne D avecses 36 dents verticales 37, est fixée à une tige S glissant dans l’intérieur du cylindre F, munie d’une tête T supportant une languette métallique « garnie d'un appendice b qui, par sa pression contre F, maintient la tige S et la couronne dentée relevées. La ligne de sonde traverse T et son extrémité s'attache à F. Au moment d'arrêter, le messager frappe sur la tête T, pousse la languette 4, la pression de à est vaincue, le système de la tige S et de la couronne D tombe et immobilise
! Aimé. Annales de chimie et de physique, 3e série, t XIII, 4845, p. 461.
l'aiguille aimantée. On observe sa position par l’ouverture N pratiquée dans la boîte.
L'appareil est simple, mais il possède plusieurs inconvénients.
Comme la girouette et l’aiguille aimantée occupent toujours une situation quelconque l’une par rapport à l’autre, même sans le moindre mouvement de l’eau, il sera nécessaire, pour être assuré de l’exisience d’un courant, de faire au moins deux expériences avec résultats concordants.
Le bâtiment doit être immobile afin que son mouvement ne vienne pas modifier la position prise par la girouette immergée sous l’action du courant profond supposé exister.
Une ligne de sonde en chanvre, en s’imbibant d'eau, éprouve une torsion qui vient troubler la position de la girouette; il serait préférable de suspendre l’appareiïl avec un fil d'acier.
L'amiral Irminger, de la marine danoise, a exécuté avec l'indicateur d’Aimé, en 1847, 1848 et 1849, de nombreuses observations de courants sous-marins, dans l’Atlantique nord, jusqu’à une profon-
deur de 920 m.
Mesureur de Mayer. — Le mesureur de Mayer qui fournit la
ses importantes études sur le
MESUREUR DE PILLSBURY. 101
direction et la vitesse ! consiste en un axe À en métal (fig. 52) traversé par la ligne de sonde à laquelle est attaché un poids et maintenu bien vertical. D’un côté se trouve une girouette F entre les branches de laquelle est un compas B et de l’autre un mesureur de vitesse G composé d’une hélice et d’un indicateur de tours. L’appareil étant immergé à la profondeur convenable, la girouette se dispose parallèlement au courant, l’hélice commence à tourner, l’aiguille du compas prend une orientation déterminée et est immobilisée dans sa position par un levier spécial # muni d’une large surface qui chavire dès qu’un mouvement d’ascension est communiqué à l'appareil.
Mesureur de Pillsbury.— L'appareil du lieutenant J. E.
Pillsbury, de l'U.S. Coast and Geodetic Survey, avec lequel il a exécuté à bord du Blake,
Gulf Stream *, donne en même temps la direction et la vitesse d’un courant superficiel. ou profond. Il se compose (fig. 53) d’une monture métallique verticale de forme elliptique sm traversée par un axe vertical creux et d’une circonférence métallique dentée } ayant même centre que l’ellipse et destinée à demeurer horizontale. Autour de l'axe est fixée une large et mince feuille métallique a, faisant fonction de girouette, c'est-à-dire tournant sous l’action du courant et orientant dans une direction con-
1 Mittheilung aus dem Gebiete des Seewesens, Pola, 4877, XI.
* United States, Coast and Geodetic Survey, Methods and Results. Gulf Stream Explorations. Observations of currents. Appendix n° 44. — Report for 4885. Washington,
venable pour son fonctionnement une roue de quatre tiges rectangulaires dont chacune porte un petit cône métallique creux 0. Le courant fait tourner ces cônes et le nombre des tours est enregistré par un compteur c. À la partie inférieure est une aiguille aimantée dans une boîte oscillante d, fermée par un verre et servant de compas. L'appareil étant immergé et maintenu immobile à une profondeur déterminée, la girouette « donne l'orientation, la roue b marche et ses tours s’enregistrent, enfin l'aiguille aimantée prend sa direction. On abandonne le système à lui-même pendant un temps connu. Dès qu’on le remonte, l'hélice Z agit sur une tige f qui, par l'intermédiaire des deux ailes horizontales Æ et du double levier g, fixe et immobilise la girouette dans une des dentelures de la cou- ronne . En même temps, la roue b est arrêtée et le compteur cesse par conséquent de marcher; le bas de la tige f, en descendant, appuie sur le levier e ce qui, par un renvoi, soulève aiguille aimantée, l’applique et l’immobilise contre le couvercle en verre de la boîte. On peut donc, à bord, connaître l’azimut de la girouette qui est celui du courant et lire le nombre de tours accomplis, c’est-àdire la vitesse.
Le mesureur, lesté par un poids », est descendu à la profondeur voulue le long du fil de sonde auquel il est relié par la double tige 00. L’appareil est gradué en l’immergeant à la surface et en comparant ses indications de vitesse avec celles fournies par‘une ligne de loch employée à la façon ordinaire.
Tourniquet de Woltmann. — Le-tourniquet de Woltmann, perfectionné par Amsler-Laffon, est lui-même un perfectionnement de l'appareil de Mayer. Il se compose ‘ d’une tige horizontale suspendue à la Cardan en son milieu ; à l’une de ses extrémités sont disposées quatre ailettes mises en mouvement par Le courant et dont un compteur enregistre le nombre de tours ; à l’autre extrémité est une large girouette obligeant le système à se maintenir dazs le sens du courant. L'appareil, suspendu à une ligne, est descendu à la profondeur voulue; il est accompagné de deux fils de cuivre entourés d’une enveloppe isolante en gutta-percha qui le mettent en communication électrique avec le bord, de telle sorte qu'on est prévenu par une son-
‘ Handbuch der nautischen Instrumente, p. 58, ff.