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1 1 g— avec la latitude el FE la formule
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«dans laquelle
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ole est très petit. Avec une vitesse de courant égale à our 24 heures, ou 0,09 m par seconde, ii ne s'élève qu’à 1/4 e seconde et sa plus haute valeur, calculée par Mohn ‘ pour l’océan du Nord, ne dépasse pas 5/4 de seconde.
La surface gondolée ainsi obtenue est nommée par Mohn surface de vent. Pour la construire, il part d’un point sans courant considéré comme le plus bas de la surface de vent et il trace de là une ligne se dirigeant vers la côte et coupant perpendiculairement les courants. En des points de cette ligne situés à une distance « les uns des autres, 1l calcule la pente n d’après la formule précédente et l'élévation de niveau h qui en résulte par la formule
174 wi | h=saigr,
les points d'égale hauteur d’une série de ces profils, ii
Lp des courbes d' égale hauteur qu’il compare justement aux isobares des météorologistes. IL a représenté ainsi la surface ondulée de l'océan du Nord qu'il a spécialement étudié et dont le poini
! Mobn. The North Ocean, ils dépths, temperature and ciréulation. — The Norwegian North-Atlantie Expedition, 1876-1878, t. XVIII, p. 423.
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it si, Lo TR À L 116 114 | " ! courants. 4 le plus bas est à 0,8 m au-dessous de la côte d'Europe, 0,9 m audessous de la côte du Groënland, 0,5 m au-dessous de la côte du
Spitzherg et 0,3 m au-dessous de la côte d'Islande.
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La circulation verticale océanique. — On admet eh général que, dans l'Océan, il se fait une circulation dite verticale, entrainant à la surface la masse totale des eaux chaudes de l'équateur" aux pôles. Ces eaux, refroidies par leur passage sous des latitudes | de plus en plus froides, et plus tard par leur contact avec les glaces polaires, deviennent plus lourdes, descendent au fond, rampent du nord au sud dans l’hémisphère nord et du sud au nord dans l’hémisphère sud, le long du sol sous-marin, parviennent à l’équateur où les deux colonnes, arrivant l’une du pôle arctique et l’autre du pôle antarctique, se heurtent mutuellement. Pour continuer le cycle, elles : sont alors forcées de remonter verticalement jusqu’à la surface et d y recommencer un nouveau voyage de l'équateur vers les pôles.
Cette théorie, soutenue‘ par Arago, Lenz, Buys-Ballot et par la plupart des océanographes, a été niée par quelques autres, parmi iesquels John Herschell et James Croll. On l’appuie sur les motifs suivants :
1. Les températures de fond les plus basses ont été constatées là où les grands océans ont la communication la plus large et la plus profonde avec les bassins polaires. né
9. L'uniformité de composition chimique de toutes les eaux de mer et la constance des proportions relatives des gaz contenus, quelle que soit la profondeur où on les recueille.
Les adversaires de la théorie”, partisans du repos des eaux profondes, répondent par les raisons suivantes :
1. Les températures du fond les plus basses ont été constaiées soit dans les régions polaires par de faibles profondeurs, ce qui n’a rien d’étonrant à cause du climat, soit dans les profondeurs les plus considérables, comme près des côtes du Pérou et du Chili, au large de l'embouchure de la Plata, aans l'Atlantique, et à l’est des Kouriles, dans le Pacifique, dans des aires fermées et sans communication avec les régions polaires. |
! Voy. O0. Krümmel. Handbuch der Oxeanographie, 11, 284 et pass. ® Voy. d. Thoulet, Les Eaux abyssales, Revue générale des sciences pures et appliquées, [, p. 500, 1890.
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#: CIRCULATION VERTICALE OGÉANIQUE. 4117
2. L’uniformité de composition chimique des eaux de la mer n'existe pas, ainsi qu'il a été prouvé par M. Dittmar ‘ et par M. L. Schmelck*. M. Thoulet ‘a démontré expérimentalement que, dans le repos le plus complet, le simple contact avec l'atmosphère suffisait pour diffuser les gaz dans toute la masse océanique, et l’expé-
rience à été répétée sous une autre forme par le D' P. Regnard *.
… 32 Le mouvement continu de reptation horizontale le long des
«pentes et contre-pentes du lit marin accompli par la masse des eaux
ne peut se comprendre sur un sol coupé de dépressions diversement
- orientées et de vastes cuvettes comme le fond de l'Océan. Personne
ne peut mettre en doute la stagnation des eaux profondes de la Méditerranée qui, elle aussi, ’est une immense cuvette séparée par un seuil de l’océan voisin. Cette stagnation est d’ailleurs matériellement prouvée par toutes les mesures de température. La Méditerranée elle-même présente quatre cuvettes bien séparées. Ce qui est vrai pour cette mer l’est évidemment pour l'Océan tout entier. 4. Lorsqu'on fait subir aux densités des eaux profondes, prises à la température in situ, la correction de la compressibilité, fonction de la profondeur, on constate que de la surface jusqu’au fond, les densités croissent régulièrement, de sorte que les eaux océaniques sont disposées en nappes successives horizontales superposées par ordre de densités absolument comme dans un flacon rempli de mercure, d’eau et d'huile. Elles occupent donc la position de stabilité maximum *.
5. Les phénomènes de la circulation océanique verticale n’ont jamais pu être reproduits synthétiquement lorsqu'on a placé lexpérience dans des conditions analogues aux conditions naturelles.
6. Aucune mesure thermométrique ou autre ne prouve à l’équateur la présence d’eaux froides s’élevant verticalement des profon-
A by H. M. S. Challenger during the years 1873-1876. Reports on the scientific
results... Physies and Chemistry, vol. [, p. 199-225.
2 L. Schmelck. Chemistry; on (he solid matter in sea-water, The Norw. North-Atlant. Exped. IX.
* J. Thoulet. Sur la circulation verticale profonde océanique, Comptes rendus de l’Académie des sciences, 23 juin 4890, t. CX, p. 1350.
“ P. Regnard. Recherches expérimentales sur les conditions physiques de la vie dans les eaux, p. 349.
5 J. Thoulet. Océanographie (statique), p. 352.
de Dittmar F. R. S. Report on rescarches mlo the composition of Ocean water
deurs à l'encontre des principes les plus élémentaires de la physique et de la mécanique.
Jusqu'au moment où l'expérience directe aura démontré qu'il cg est autrement, il n'y à donc pas lieu de croire à l'existence de la civeulation océanique dite verticale. Entre la surface et une certaine limite dont la profondeur, variable en chaque localité, dépend du climat, de la configuration géographique, du modelé du fond et d’une foule d’autres variables, s’étend une zone au sein de laquelle
s’accomplissent tous les phénomènes d'équilibre des eaux par des courants de tous sens, superficiels et profonds, qui y ferment leur » cycle. Au-dessous de cette surface dont la profondeur, en chaque lieu, ne sera connue que par des mesures directes, thermométriques et aréométriques, se trouve une zone d'eau calme et Route La basse température régnante à peut-être une origine géologique, peut-être date-t-elle de l'époque glaciaire et les eaux cles 1e "de sont-elles en quelque sorte fossiles. Quelle que soit po qu'on veuille choisir, elle ne touche en rien au fait lui-même qui est en° dehors de toute discussion. Les eaux abyssales ne n impropres à la vie : elles sont continuellement traversées de haut en bas, par une pluie de fins corpuscules descendant de la surface, poussières volcaniques où dépouilles de foraminifères qui y appor- ER teraient de l'air si celui-ci ne s’y trouvait déjà présent par simple diffusion gazeuse et qui vont s’entasser sur le fond pour contribt à la formation de couches rocheuses.
Circulation chimique verticale. — M. Thoulet' à cru reconnaître l'existence d’une circulation verticale au sein de l'Océan: mais celle-ci est de nature chimique et ne serait comparable que de très loin à une véritable circulation dynamique, se traduisant par un transport en masse de molécules d’eau de mer. 2
Les preuves de cette circulation, en outre des faits qui ont servi à réfuter l'hypothèse d’une circulation dynamique verticale profonde sont les suivantes. \
La comparaison des surfaces isothermes au sem des océans montre
des anomalies tendant à faire supposer que les eaux du fond n'ont
1 J. Thoulet. Le sol sous-marin et les eaux abyssales, Revue générale des seiences pures et appliquées, Il, 326, 1891,