REPRÉSENTATION DES TEMPÉRATURES
ment. On plongeait la seconde bobine B (fig. 14) dans un vase de cuivre rempli d'eau dont on faisait varier la température par des additions convenables de glace ou d’eau chaude, on compensait donc exactement ainsi la résistance de la première bobine et l’on était averti que la température des deux bobines était la même lorsque le miroir d’un galvanomètre marin de William Thomson G était ramené au zéro. Or, comme celle du vase est indiquée par un thermomètre, on connaît dès lors la température de re la mer à l'extrémité de la sonde. 24
L'emploi d’une sonde thermo-électrique semble devoir difficilement réussir. En effet, pour que les différences de températures entre la soudure immergée et la soudure conservée sur le pont puissent produire un courant appréciable, il faut que la résistance du circuit total soit très petite. Or cette condition n’est pas aisée à réaliser surtout si le fil de sonde est un peu long, car pour diminuer son poids, il sera nécessaire de le prendre très fin. Il y aurait, en outre, lieu de compter avec les variations du coefficient de résistance de ce fil aux diverses températures des couches de la mer, la résistance n'intervient pas ici directement, mais indirectement, en rendant moins sensibles les indications du galvanomètre pour une différence de température donnée. L'usage d’un galvanomètre ultra-sensible serait donc absolument exigé.
Quoique un appareil électrique possède une très grande précision, il oblige à employer des instruments coûteux, délicats à manier, et faciles à se détériorer surtout à bord d’un navire; il est par suite douteux qu’il remplace jamais les thermomètres si simples et si commodes du système Negretti et Zambra.
Représentation des mesures de températures. — Les températures mesurées sont rapportées de plusieurs façons.
S’il s’agit de représenter la distribution des températures sur une surface plane ou plus ou moins irrégulière, comme par exemple, la distribution de la température à la surface de la mer, dans un plan situé à une profondeur quelconque ou sur le fond, on trace des
isothermes, c’est-à-dire qu’on entoure par une ligne courbe les aires de même température. La disposition des courbes montre d'un seul
coup d'œil certaines particularités remarquables. Ainsi qu'on le voit sur la carte (fig. 75) dressée par Krummel des températures de sur-
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