ARÉOMÈTRE DU « CHALLENGER
Je décrirai ici l'instrument que j’emploie, numéroté n° 1 et qui a été fabriqué par M. Alvergniat, à Paris. Chaque aréomètre devant être étalonné directement, les indications données pourront servir à en fabriquer d’autres sans qu’il soit nécessaire de s’astreindre à obtenir des dimensions absolument identiques à celles qui seront citées,
L’aréomètre est en verre; sa tige cylindrique parfaitement calibrée a un diamètre d’environ 3 mm et une longueur de 12 à 13 em; le volume de sa portion renflée est de 150 cmcb environ. On charge l'instrument de mercure jusqu'à ce que, plongé dans de l’eau distillée récemment bouillie, à 16°, le liquide affleure jusqu'au bas de la tige (fig. 84). On introduit alors dans celle-ci une échelle en papier longue de 10 cm divisée en millimètres, on la fixe et on ferme au chalumeau la portion supérieure de la tige. On fabrique un plateau en laiton d’un poids tel que placé sur le sommet de la tige comme une sorte de capuchon, il oblige l’aréomètre qui sans lui enfonçait dans l’eau à 16° jusque vers la division 100, au bas de la tige, à enfoncer jusque vers la division 0, au haut de la tige. Enfin six poids additionnels, en forme d’anneaux, peuvent s'enfiler sur le plateau isolément ou plusieurs à la fois et leur série est combinée de telle sorte que chacun d’eux fait enfoncer jusqu’au haut de la tige l’aréomètre dans un liquide où, avec le poids immédiatement inférieur, il n’enfonçait que jusqu’au bas de cette tige.
L’instrument étant ainsi construit, 1l faut l’étalonner. L'importance de cette opération nous engage à l’exposer en détail. On n’oubliera pas que les tableaux ne sont applicables qu’à l’aréomètre portant le n° 4 ; nous ne les donnons ici que pour servir de
types.
A. Déterminer le volume de 1 division de la tige. — On met l’aréomètre en flottaison dans de l’eau distillée récemment bouillie, on note la division d’affleurement avec et sans plateau ainsi que la température du liquide au dixième de degré. On recommence deux autres fois l’opération à des‘températures différentes. On obtient le volume de 1 division dé la tige, moyenne de trois valeurs, à l’aide
de la formule V, div — si dans laquelle p est le poids du pla-
Se X 4 Ë teau, S4 la densité à {° de l’eau par rapport à l’eau distillée à + 4e,
et a la différence des lectures avec et sans le plateau.
Poids\du plateau remet L an 0,8598 g.
à 9,9 aveciplaeau, LÉ CHÈRE 11,0 divisions.
SANS plateau PARA ER 99,5 — à 90,2 la densité de l’eau distillée 59.2 = 0,99980. ñ AU 0,8598 ja | NA 0,99980 X 88,5 — 0,00972 emcb ;
en répétant la même mesure
à 13° on trouve pour le volume de 4 division ...... 0,00972 à 17 — AU LE CE AN SP RI 0,00972
Le volume moyen de 1 division est donc de 0,00972 emcb.
B. Déterminer le volume du corps de l’instrument à diverses températures. — On pèse l’aréomètre au dixième de milligramme en ayant soin de réduire la pesée au vide. On note l’affleurement à six températures différentes, trois l'instrument étant chargé du plateau et trois sans plateau. En retranchant le volume des divisions immergées tellement faible qu’on le suppose invariable à toutes les températures, on a le volume du corps de l’instrument à six températures. Sur du papier quadrillé, on marque ces températures en abscisses, les volumes en ordonnées, on trace la courbe qui est une droite. On en conclut le volume du corps de l’instrument à 0°, son augmentation
À : à Vioo — V de volume pour 4°, enfin son coefficient de dilatation & == L V, DK 100 à AVEC PLATEAU. SANS PLATEAU.