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INDICE DE RÉFRACTION

parce que la lumière du ciel les pénètre de toutes parts et se diffuse dans toute leur masse jusqu’à la plus grande profondeur qu'elle puisse atteindre. De plus, comme il s’agit d'eaux naturelles, c’està-dire contenant toujours des particules fines en suspension ou, en d'autres termes, n'étant jamais optiquement vides, la couleur en sera bleue d’abord parce que les rayons rouges auront été absorbés dans le double trajet accompli par la lumière pour aller de la surface aux particules diffusantes et revenir à l'œil de l'observateur et ensuite parce que ces particules diffusantes émettront des rayons bleus. Enfin, à ces deux effets, s’ajoutera encore la coloration propre de l’eau qui est bieue.

Indice de réfraction. — Plusieurs procédés servent à mesurer lindice de réfraction d’un liquide. En général, on enferme le liquide dans un flacon prismatique en verre dont on connaît exactement l'angle au sommet ou angle réfringent A, on place le prisme au centre d’un cercle divisé, on fait tomber sur lui un rayon de lumière qui le traverse en subissant une réfraction et qu’on recueille à sa sortie avec une lunette en état d’être dirigée horizontalement dans toutes les directions sans cesser toutefois de viser le centre du cercle ; le mouvement angulaire de la lunette se mesure sur la graduation du cercle. En tournant le prisme sur lui-même sans perdre de vue avec la lunette le rayon lumineux, on observe une certaine position pour laquelle la déviation du rayon lumineux possède une valeur minima à indiquée par la position qu’occupe la lunette sur le cercle divisé. Ces éléments suffisent pour calculer l’indice de réfrac tion n du liquide d’après la formule

Comme l’indice varie avec la température et avec la couleur de la lumière, on prend cette température avec un thermomètre au moment de l'expérience et l’on a soin de ne se servir que d’une lumière monochromatique, le plus souvent jaune parce qu’elle s’obtient aisément en dissolvant un sel de soude quelconque, du chlorure de

sodium par exemple dans l’alcool de la lampe employée comme source de lumière. :

L'indice de réfraction de l’eau pure, pour le jaune, est de 1,33 environ.

L'indice de réfraction de l’eau de mer a été mesuré par MM. J.-L. Soret et Ed. Sarasin ‘. L’eau provenait de la Méditerranée et avait été puisée à 4 kilomètres au large de Nice. On a employé la méthode ordinaire du goniomètre et la lumière solaire ; le prisme creux était en verre noir et sa cavité était fermée par des lames de quartz à faces parallèles ; un orifice vertical permettait l'introduction d’un thermomètre ; le vernier du spectromètre donnait le tiers de minute directement ou 10” par estime. Les résultats obtenus peuvent être considérés comme exacts à une unité de la 4° décimale ; ils sont résumés dans le tableau suivant pour les températures 20° et 100. On y à joint comme terme de comparaison les indices de l’eau distillée à 200. La cinquième colonne contient les différences entre l’eau de mer et l’eau distillée à 20°. Enfin les différences des indices de l’eau de mer à 100 et à 20° sont inscrites dans la sixième colonne.

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