A LA PRESSION DE À ATMOSPHÈRE
DENSITÉ HAUTEUR DENSITÉ BAROMÉTRIQUE de
760mm,
HAUTEUR BAROMÉTRIQUE 760mn,
Machine à sonder de Sigsbee. — La machine à sonder de Sigsbee ! est en service depuis 1877 à bord du Blake ; elle constitue l’un des derniers perfectionnements appliqués aux appareils de son-
dage. Elle opère rapidement, résiste aux secousses
du navire et peut
s’emballer dans une caisse mesurant 175 X 84 X 65 cm.
La machine se compose des parties suivantes :
Le tambour A (fig. 17, 18) possède une circonférence de 4 brasse
et est muni d’une gorge de friction ayant en coupe
la forme d’un V.
Aussitôt que le plomb touche le fond, le moment d’inertie de la roue
et du fil d’acier qui reste encore enroulé, doit être r
apidement arrêté
par la corde de friction, afin d'éviter que le fil ne se détende et ne produise des coques. Pour obtenir cet arrêt rapide, le tambour est rendu aussi léger que possible, tout en conservant la solidité requise
pour Peffort considérable qu’il doit supporter. Il est son axe par une clé facile à enlever, et, quand on on le détache et on le conserve avec le fil dans un huile.
solidement fixé à ne l’emploie pas, réservoir rempli
L’indicateur B est mis en mouvement par une vis sans fin adaptée à l’axe de la roue. L’indicateur ne marque évidemment pas des
brasses et 1l est nécessaire de déterminer par une
mesure prélimi-
naire directe, la longueur du fil dévidée d’après la lecture du nombre
1 C.-D. Sigsbee, Deep sea sounding and dredging, etc., on board the Coast and
Geodetic Survey Steamer « Blake », Washington, 1880.
de tours. Il est néanmoins très commode, parce qu'il donne une indication approchée et permet d'appliquer immédiatement au tambour la résistance convenable.
Le système destiné à remonter le fil CDE est composé de trois poulies séparées C, D, E ; l’une reçoit le fil d’acier, la seconde une bande de caoutchouc ou une corde pouvant à volonté passer sur la
gorge à friction de la poulie A, enfin, la troisième, une corde sans fin se raccordant avec la machine à hisser.
L’accumulateur est constitué par les tubes FF contenant des ressorts à boudins rattachés à la pièce H mobile, au moyen de la
INDICATEUR MASSEY. 87
chaîne I supportée par les poulies JJ. Les tubes sont à charnières KK et leur partie supérieure peut s’abaisser lorsqu'on veut emballer la machine. Ils sont gradués d’après le poids de fil qu’ils ont à supporter et qu'indique la partie supérieure de la pièce H servant d’index. Cette pièce comprenant la poulie L se meut le long des guides MM vissés aux tubes; la poulie L est attachée à son axe par une clé. A l’axe est fixé un compteur N. La poulie possède exactement une circonférence de une demi-brasse moins l'épaisseur du fil. Il en résulte que le double du nombre des révolutions indiqué par le compteur donne le nombre des brasses du fil dévidé ou enroulé.
La poulie S, susceptible de s’incliner plus ou moins, permet d’enrouler le fil pendant la marche du navire.
Les dynamomètres W, X, sont disposés de manière que l’extrémité de l'aiguille se déplace d’une grande longueur pour une légère extension du ressort. Lorsqu'on laisse courir le fil, la différence des lectures sur les dynamomètres X et W marquera la résistance appliquée à la roue par la corde de friction. On emploie un fil d’acier pesant 5,408 kilog (14,5 pounds) au mille nautique, la corde de friction a un diamètre de 0,63 em (1/4 de pouce) ou un peu moins et elle est huilée ou mouillée là où elle est en contact avec la gorge de friction du tambour. Enfin, le poids qui est un sondeur à coupe ou un sondeur de Sigsbee est attaché à un bout de ligne, afin d’éviter qu'il ne se forme une coque au moment du contact avec le fond.
La rapidité de manœuvre est très grande : on remonte 100 brasses de fil en moins de 1,5 minute et quelquefois pas plus de 50 secondes; pour dévider, dans des sondages atteignant jusqu'à 200 brasses, on mettait de 50 à 70 secondes par 100 brasses. Un sondage exécuté à bord du Blake avec la machine de Sigsbee, à 2929 brasses, a demandé pour la descente 29° 45”, et pour la montée 34 35”. Un autre sondage exécuté à bord du Challenger par 2435 brasses avec une ligne de chanvre, a demandé 33° 35” et pour remonter 2 heures 2 minutes.
D. — Sondeurs divers.
Indicateur de Massey. — Cet instrument, dont le principe avait été énoncé par Maury, est destiné à indiquer la profondeur verticale à laquelle il a été descendu, indépendamment des déviations qui pourraient avoir été produites latéralement par les courants. IL est con-
stitué par un axe vertical, installé dans une boîte et tournant sous l’action de quatre aïlettes en cuivre qui y sont adaptées. Un compteur à cadran marque, d’après le nombre de tours, le chiffre des brasses ou des mètres descendus. Un levier muni d’une plaque qui devient horizontale dès que la descente s'arrête, immobilise automatiquement le mouvement des engrenages lorsqu'on remonte l'appareil. L'indicateur est fixé à l’extrémité de la ligne, un peu au-dessus du plomb de sonde. On détermine expérimentalement ses constantes en le faisant descendre successivement à diverses profondeurs connues. Il est excellent jusqu’à 3000 mètres et permet de contrôler les sondages opérés par les méthodes ordinaires là où des courants profonds sont supposés exister. Grâce à lui, 1l ne serait peut-être pas impossible de se rendre compte de la vitesse de ces courants par l'écart entre la profondeur obtenue directement et celle marquée par le mouvement des ailettes. Au delà de 3 000 mètres, il doit cesser d’être efficace, insuffisance commune d'ailleurs à tous les instruments mus par des rouages métalliques dont les organes subissent des dilatations variables, selon leur forme et leur nature.
On a modifié d’un grand nombre de façons la forme des ailettes et le système d’arrêt à fin de course, sans changer essentiellement l’appareil qui a été très employé par les Américains pour l'exploration du Gulf-Stream.
Bathomètre Siemens. — W. Siemens a inventé un appareil qu'il a appelé bathomètre et qui, installé à bord d’un navire, à la seule inspection des variations de longueur d’une colonne liquide dans un tube fin de verre, laisse connaître la hauteur de la colonne d’eau au-dessus de laquelle flotte le navire.
L’instrument est fondé sur ce principe que l'attraction exercée sur un corps pesant placé à la surface du globe est proportionnelle à la densité des couches situées au-dessous de lui. Sur terre l'attraction est exercée par une colonne de roche solide ayant une densité moyenne de 2,75, s'étendant depuis la surface du sol jusqu’au centre du globe, tandis que sur mer elle résulte d’une colonne de roche s'étendant du centre du globe jusqu’au fond de la mer et ensuite d’une colonne d’eau salée ayant pour densité environ 1,026 et longue de la distance séparant le fond de la surface. L’attraction est donc moindre dans le second cas que dans le premier, et elle sera d’au-
BATHOMÈTRE SIEMENS. 89
tant plus faible que l'épaisseur de la tranche d’eau sera elle-même plus considérable. Il résultera de cette. variation dans l'attraction une variation correspondante dans le poids du corps pesant. C’est cette dernière qu’il s’agit d'évaluer.
Soit À l'épaisseur verticale d’une tranche d’eau et A, l'attraction totale de cette tranche; on a
À, =%rh Un ARE 3V 2R
h étant très petit par rapport à R rayon terrestre, le facteur
h SR est négligeable et l’on a A,—2-h comme valeur de l'attraction pour la profondeur h. Si A est l'attraction totale de la terre