‹ Odes et ballades (volume 2)Chapitre 157 sur 216 · LIVRE V, ODE XII · texte numérisé non relu

LIVRE V, ODE XII

Quand ta robe m'effleure avec un léger bruit,

Je crois avoir touché quelque voile du temple ,

Je dis comme Tobie : « Un ange est dans ma nuit ! »

[Lorsque de mes douleurs tu chassas le nuage , Je compris qu'à ton sort mon sort devait s'unir, Pareil au saint pasteur, lassé d'un long voyage , Qui vit vers la fontaine une vierge venir !

Je t'aime comme un être au-dessus de ma vie , Comme une antique aïeule aux prévoyants discours , Gomme une sœur craintive', à mes maux asservie, Comme un dernier enfant, qu'on a dans ses vieux jours.

Hélas! je t'aime tant qu'à ton nom seul je pleure, Je pleure , car la vie est si pleine de maux ! Dans ce morne désert tu n'as point de demeure , Et l'arbre où l'on s'assied lève ailleurs ses rameaux.

Mon Dieu l mettez la paix et la joie auprès d'elle. Ne troublez pas ses jours, ib» sont à vous , Seigneur! Vous devez la bénir, car son âme fidèle Demande à la vertu le secret du bonheur.

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