A L'OMBRE D'UN ENFANT
Qui es in cœlis!
O ! parmi les soleils , lès sphères , les étoiles , Les portiques d'azur, les palais de saphir, Parmi les saints rayons , parmi les sacrés voiles Qu'agite un éternel zéphyr !
Dans le torrent d'amour où toute Ame se noie , Où s'abreuve de feux le séraphin brûlant ; Dans l'orbe flamboyant qui sans cesse tournoie Autour du trône étincelant!
Parmi les jeux sans 6n des âmes enfantines , Quand leurs soins, d'un vieil astre, égaré dans les cieux, Avec de longs efforts et des voix argentines , Guident les chancelants essieux ;
Ou lorsqu'entre ses bras quelque vierge ravie Les prend, d'un saint baiser leur imprime le sceau , Et rit, leur demandant si l'aspect de la vie Les effrayait dans leur berceau ;
Ou qu'enfin , dans son arche éclatante et profonde ,