‹ Odes et ballades (volume 2)Chapitre 197 sur 216 · BALLADE QUINZIEME · texte numérisé non relu

BALLADE QUINZIEME

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S'aéra* ooawe on songe, étinceler dans l'air ;

Caresser en fnjaat ton oreille attentive.

Enfants ! si vous mouriez, gardez bien qu'un esprit De la route des cieux ne détourne votre âme!

Voici ce qu'autrefois un vieux sage m'apprit : -^- Quelques démons, sauvés de l'éternelle flamme, Rebelles moins pervers que l'Archange proscrit , Sur la terre, où le feu, l'onde ou Fair les réclame Attendent, exilés, le jour de Jésus-Christ. Il en est qui, bannis des célestes phalanges , Ont de si douces voix qu'on les prend pour des anges. Craignez- les : pour mille ans exclus du paradis,

Ils vous entraîneraient, enfants, au purgatoire!

Ne me demandez pas d'où me vient cette histoire ; Nos pères Pont contée , et moi je la redis.

LA PÉRx.

Où vas-tu donc, jeune âme?... Écoute 1 Mon palais pour toi veut s'ouvrir.

Suis-moi , des cieux quitte la route.

Hélas ! tu t'y perdrais sans doute , Nouveau -né, qui viens de mourir!

Tu pourras jouer à toute heure

Bans mes beaux jardins aux fruits d'or ;

Et de ma riante demeure

Tu verras ta mère qui pleure

Près de ton berceau , tiède encor.

Des Péris je suis la plus belle :

Mes sœurs régnent où naît le jour ; Je brille en leur troupe immortelle , Comme entre les fleurs brille celle Que Ton cueille en rêvant d'amour.

Mon front porte un turban de soie ; Mes bras de rubis sont couverts ; Quand mon vol ardent se déploie , L'aile de pourpre qui tournoie Roule trois yeux dé flamme ouverts.

Plus blanc qu'une lointaine voile , Mon corps n'en a point la pâleur;

36d LA FÉE ET LA PÉRI.

En quelque lieu qu'il se dévoile , Il réclaire comme une étoile , Il l'embaume comme une fleur !

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