BALLADE QUINZIEME
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S'aéra* ooawe on songe, étinceler dans l'air ;
Caresser en fnjaat ton oreille attentive.
Enfants ! si vous mouriez, gardez bien qu'un esprit De la route des cieux ne détourne votre âme!
Voici ce qu'autrefois un vieux sage m'apprit : -^- Quelques démons, sauvés de l'éternelle flamme, Rebelles moins pervers que l'Archange proscrit , Sur la terre, où le feu, l'onde ou Fair les réclame Attendent, exilés, le jour de Jésus-Christ. Il en est qui, bannis des célestes phalanges , Ont de si douces voix qu'on les prend pour des anges. Craignez- les : pour mille ans exclus du paradis,
Ils vous entraîneraient, enfants, au purgatoire!
Ne me demandez pas d'où me vient cette histoire ; Nos pères Pont contée , et moi je la redis.
LA PÉRx.
Où vas-tu donc, jeune âme?... Écoute 1 Mon palais pour toi veut s'ouvrir.
Suis-moi , des cieux quitte la route.
Hélas ! tu t'y perdrais sans doute , Nouveau -né, qui viens de mourir!
Tu pourras jouer à toute heure
Bans mes beaux jardins aux fruits d'or ;
Et de ma riante demeure
Tu verras ta mère qui pleure
Près de ton berceau , tiède encor.
Des Péris je suis la plus belle :
Mes sœurs régnent où naît le jour ; Je brille en leur troupe immortelle , Comme entre les fleurs brille celle Que Ton cueille en rêvant d'amour.
Mon front porte un turban de soie ; Mes bras de rubis sont couverts ; Quand mon vol ardent se déploie , L'aile de pourpre qui tournoie Roule trois yeux dé flamme ouverts.
Plus blanc qu'une lointaine voile , Mon corps n'en a point la pâleur;
36d LA FÉE ET LA PÉRI.
En quelque lieu qu'il se dévoile , Il réclaire comme une étoile , Il l'embaume comme une fleur !