‹ Odes et balladesChapitre 27 sur 152 · LA MORT DE MADEMOISELLE DE SOMBREUIL · texte numérisé non relu

LA MORT DE MADEMOISELLE DE SOMBREUIL

Sunt lacrymœ rerum.

Virgile.

Une femme mourut qui pratiquait l'aumône. A. GuiRAUD. L'aumône.

Lyre ! encore un hommage à la vertu qui t'aime !

Assez tu dérobas des hymnes d'anathème

Au funèbre Isaïe, au triste Ézéchiel !

Pour consoler les morts, pour pleurer les victimes. Lyre, il faut de ces chants sublimes Dont tous les échos sont au ciel.

Elle aussi, Dieu Ta rappelée ! — Les cieux nous enviaient Sombreuil ; Ils ont repris leur exilée ; Nous tous, bannis, traînons le deuil.

Répondez, a-t-on \ai son ombre S'évanouir dans la nuit sombre, Ou fuir vers le jour immortel ?

La vit-on monter ou descendre ?

Où déposerons-nous sa cendre ?

Est-ce à la tombe ? est-ce à l'autel ?

Ne pleurez pas, prions : les saints l'ont réclamée ; Prions : adorez -la, vous qui l'avez aimée I

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