LA MORT DE MADEMOISELLE DE SOMBREUIL
Sunt lacrymœ rerum.
Virgile.
Une femme mourut qui pratiquait l'aumône. A. GuiRAUD. L'aumône.
Lyre ! encore un hommage à la vertu qui t'aime !
Assez tu dérobas des hymnes d'anathème
Au funèbre Isaïe, au triste Ézéchiel !
Pour consoler les morts, pour pleurer les victimes. Lyre, il faut de ces chants sublimes Dont tous les échos sont au ciel.
Elle aussi, Dieu Ta rappelée ! — Les cieux nous enviaient Sombreuil ; Ils ont repris leur exilée ; Nous tous, bannis, traînons le deuil.
Répondez, a-t-on \ai son ombre S'évanouir dans la nuit sombre, Ou fuir vers le jour immortel ?
La vit-on monter ou descendre ?
Où déposerons-nous sa cendre ?
Est-ce à la tombe ? est-ce à l'autel ?
Ne pleurez pas, prions : les saints l'ont réclamée ; Prions : adorez -la, vous qui l'avez aimée I