‹ Odes funambulesques, suivies d'un commentaireChapitre 27 sur 40 · SUR L AIR DES LANDRIRY · texte numérisé non relu

SUR L AIR DES LANDRIRY

Voici l'automne revenu, Nos anges, sur un air connu,

Landrirette, Arrivent toutes à Paris,

Landriry.

Ces dames, au retour des champs, Auront les yeux clairs et méchants,

Landrirette, Le sein rose et le teint fleuri,

Landriry.

348 ODES FVNAMBVLESQ VES.

Mais celles qui n'ont pas quitté La capitale pour l'été,

Landrirette, Ont l'air bien triste et bien marri,

Landriry.

Nos Aspasie et nos Sontag Se promènent au Ranelagh,

Landrirette, Tristes comme un bonnet de nuit,

Landriry.

Elles ont vu fort tristement La clôture du parlement,

Landrirette, Leurs roses tournent en soucis,

Landriry.

Il est temps que plus d'un banquier Quitte le Havre ou Villequier,

Landrirette, Car notre Pactole est tari,

Landriry.

ODES FVNAMBVIESQ^VES. 249

Frison, Naïs et Brancador Ont engagé leurs colliers d'or,

Landrirette, Et Souris n'a plus de mari,

Landriry.

Mais voici le temps des moineaux ; Les vacances des tribunaux,

Landrirette, Vont ramener l'argent ici,

Landriry.

Car déjà, sur le boulevard.

On voit des habits de Stuttgard,

Landrirette, Et des vestes de Clamecy,

Landriry.

Tout cela vient avec l'espoir D'aller à Mabille et de voir,

Landrirette, Page et Mademoiselle Ozy,

Landriry.

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