‹ Odes funambulesques (volume 2)Chapitre 41 sur 63 · ARSÈNE · texte numérisé non relu

ARSÈNE

Où sait-on mieux s'égarer deux, parmi Les myrtes verts, qu'aux rives de la Seine?

Séduit un jour par l'enfant ennemi, Arsène, "hélas f pour lui quitta la saine Littérature, et l'art en a gémi.

Trop attiré par les jeux de la scène.

Il soupira pour les yeux de Climène, Comme un Tircis en veste de Lami-

Housset.

Oh t que de fois, œil morne et front blêmi.

Il cherche, auprès de la claire fontaine.

Sous quels huissons Amour s'est endormi t Houlette en main, souriante à demi, Plus d'une encôr fait voir au blond Arsène

Où c'est.

Juillet 1849.

MADAME RELLER

Quel air limpide et quel rayon de flamme A fait ce corps plus beau qu'une belle âme !

Plus patient que les doigts du sommeil , Quel blond génie avec son doigt vermeil De cette neige a su faire une trame?

Ses dents pourraient couper comme une lame Les dents du tigre et de Thippopotame, Et son col fier à des lys est pareil.

Quel air!

Ovide^seul, dans un épithalame, Eût pu monter la timide réclame A la hauteur de ce corps de soleil ; Junon, Pallas, Vénus au bel orteil.

Même Betti, le cèdent à madame

Relier.

Janvier 1846.

Page 1