‹ Odes funambulesques (volume 3)Chapitre 28 sur 74 · PRÉFÈRE DES COMÉDIES PLUS GAIES · texte numérisé non relu

PRÉFÈRE DES COMÉDIES PLUS GAIES

Non plus?

Ma foi non, dit Pierrot.

Ah ! vous ne voulez pas

Marcher toujours en deux, fendus comme un compas, Et faire trembler tout, jusques à la Bastille, Pour crier à la fin : « Ciel ! ma mère ! ma fille ! »

Ma foi non, dit Pierrot.

Le vaudeville ?

Pierrot en riant fait signe que non.

Non ! vous avez trop d'esprit.

A Pierrot, avec les ménagements qu'on emploie auprès d'une personne à qui l'on veut dire quelque chose de désagréable.

Cher monsieur Pierrot, nul jamais ne vous comprit Aussi bien que je fais, grâce au style, sublime Et touchant h. la fois, de votre pantomime. Mais,

Avec hésitation.

Quoiqu'elle me rende extrêmement content. Ne pourrais-je causer avec quelque habitant De ce petit endroit cher à la fantaisie, En simple prose, ou même en simple poésie?

Ah ! dit Pierrot, c'est très-facile, j'ai votre affaire. Il va à. une coulisse et semble appelor familièrement quelqu'un. Aussitôt paraît le Lutin des Folies-Nouvelles, cheveux au vent, couleur d'or, regard et sourire extasiés, personnification de ce qu'ont de plus adorable le Caprice et la Fantaisie.

LE BOURGEOIS, apercevant le Lutin.

Mais quel est cet éclair en habit de gala ? Comme je clorais bien avec ce démon-là Le chapitre éternel de mes mélancolies !

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