‹ Odes funambulesques (volume 4)Chapitre 42 sur 66 · ADIEU, PANIERS · texte numérisé non relu

ADIEU, PANIERS

Lyre d'argent, gagne-pain trop précaire, Dont les chansons n'ont qu'un maigre salaire, Je vous renie et je vous dis adieu.

Mieux vaut cent fois jeter nos vers au feu Et fuir bien loin ce métier de galère.-

En vain, ma lyre, à tous vous saviez plaire ; Vous déplaisez à ce folliculaire De qui s'enflamme et gronde pour un jeu

L'ire.

Vous n'avez pas, hélas ! de caudataire.

Vous n'enseignez au fond d'aucune chaire Le Japonais, le Sanscrit et l'Hébreu.

Cédez, ma mie, à ce critique en feu * Dont les arrêts ne peuvent pas se faire

Lire.

Novembre 1845.

ti9 ODES FUNAMBULESQUES.

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