V... tout plein d'insolence
Se balance Aussi ventru qu'un tonneau, Au-dessus d'un bain de siège,
Barége, Plein jusqu'au bord de ton eau!
El le flot, comme une nonne
Qu'on chiffonne, Sous le profil reflété De ce sultan ridicule
Se recule.
Se recule épouvanté.
ODES FUNAMBULESQUES. tS7
Chaque fois que la courroie.
Qui se ploie, Passe à fleur d'eau dans son vol, On voit de Feau qui s'agite
Sortir vite Son pied bot et son faux col.
Reste ici caché, demeure !
Dans une heure, spectacle saugrenu !
Comme Actëon le profane
Vit t)iane.
Tu verras V... tout nu!
On voit tout ce que calfate
La cravate, Et son regard libertin Appelle comme remède
A son aide Héloïse Florentin I
Mais vojes le sybarite 1
Il hésite A finir ses doux ébats; Toujours V... se balance
En silence.
Et va murmurant tout bas :
• Aht si j'étais en décembre
A la chambre.
J'étonnerais runivers, Et je pourrais de mon ombre
Faire nombre A cété de monsieur Thierst
€ J'obtiendrais une recette
Grassouillette Pour avoir bien ânonné, Et la sinécure molle.
Qui console Des rigueurs de l'abonqél
ÛDPIB FUNAMBULESQUBS. 159
< Je pourrais sur mon pupitrq
Faire, en pitrp, Le bruit traditionnel, Et, commençant une autre ère,
Ne plus traire Le Constitutiûnnel t »
Ainsi se parle en monarque
Et s'embarque Dans un rêve délirant.
Cet ancien apothicaire.
Qui sut faire Éclore Le Juif errant f
Et cependant des coulisses
Ses complices Vont tous prenant le chemin.
Voici leur troupe frivole
Qui s'envole.
Cigare aux dents, stick en main {
En paisant chacon s'étonne
Et chantonne, Et lai dit sur l'air du Tra :
< Oh I la Tilaine chenille
Qui s'hahille Si tard un soir d'Opéra I ■