TRADUCTION PARAPHRASEE DE LA PROSE
Stabat Mater dolorosa , etc.
Nota. H y a 60 lignes riraées dan» la prose-, 60 vers dans la traduction.
0^4fe^M
Debout près de la Croix , la Mère de douleurs, Quand son fils s'immoloit pour le salut du monde , Languissante , exhaloit sa tristesse profonde Et se fondoit en pleurs (i).
(1) L'Auteur ne craint pas d'avouer qu'il a emprunté cette expression et même ce vers à Malherbe. ( Stancu mr Alutmdi. )
Sous le poids de ses maux gémissante, accablée. Attachant sur la Croix ses regards maternels , Un glaive pénétrant perçoit de traits cruels Son une désolée.
Oh ! que le Ciel sur elle appesantit ses coups ! Combien fut rigoureux ce sanglant sacrifice , Lorsqu'elle vit, au fort du plus affreux supplice, Son fib mourant pour nous !
Qui poùxioitTOUtempler les mortelles alarmes Et les flots d'amertume où fut plongé son cœur ? Qui pourrait voir pleurer la mère du Sauveur, Et retenir ses larmes?,
Comment être témoin de. ce dernier adieu, Assister cTun œil sec aux douleurs du Calvaire; Sur son fils expirant voir gémir une mère , Et la mère d'un Dieu ?
Pour fléchir du* Très-Haut la .justice irritée , Un Dieu souffre la mort : et lesUbuets des fourreaux
Par la rage .animés , font voler en lambeau* Sa chair ensanglantée.
Une mère, témoin des maux qu'il va souffrir, Aux tourmens de la crainte abandonne son ame ; Et son fils innocent sur une croix infante Rend le dernier soupir.
Mère du chaste amour, Vierge sainte» 6 Marie ! Obtenez -moi le don de sentir vos douleurs.
Qu'en pleurant avec vous , de mes terrestres pleurs La source soit tarie.
Des célestes ardeurs que mon ccfcur enflammé , Par votre exemple apprenne à s'immoler soi-même. Mère de mon Sauveur* ah) faites que jel'àintè, Et que j'en sois taii
Imprimez dans mon ame en traits meflkeables L'amour de votre fils , le zèle de sa loi , Et des tourmens d'un Dieu mort victime pour moi Les traces adfrables.
8A(GàËES. gi
Qu'à cet objet cdéH tétit soit sacrifié :
Et puisse, au dernier jour Sfe fcton pèlerinage , la mort, en me frappant, trouver en moi l'image D'un Dieu crucifié !
Puissé-je , en méditant ce consolant mystère , Des profanes désirs voir s'éteindre le feu !
Puisse -je unir mes maux aux maux d'un homme Dieu Et d'une Vierge mère !
Que de l'amour divin suivant les saintes lois , Je méprise, enivré de ses chastes délices , Du monde et de la chair les douceurs corruptrices, Pour n'aimer que la Croix.
Mère du Rédempteur ! vous êtes mon refuge ; De son juste courroux daignez me préserver.
Désarmez sa vengeance; et faites -moi trouver Mop sauveur dans mon juge.
Qu'au jour de sa fureur la Croix soit mon appui :
9 a ODES SACRÉES.
El qae, F» die, en paii voyant briller sa gloire, Je pu isse sar renier partager a» victoire , Et régna" »«*: loi!
Poé0U$ &zcvéea.