ADRESSEE PAR LES ELEVES DU PETIT SEMINAIRE DE BAZAS
A MONSEIGNEUR
L'ARCHEVÊQUE DE RORDEAUX.
Le ag août 1822.
( M** l'archevêque de Bordeaux venoit d'être très-dangereusement malade. )
Le Dieu que nous servons a vu couler nos larmes , Il exauce aujourd'hui nos soupirs innocens.
Il comble nos souhaits , il guérit nos alarmes : U rend un père à ses enfans.
Amis, qu'autour de lui chacun de nous s'empresse. Sa présence embellit cet asyle de paix.
SACRÉE. io5
Chantons, dans les transports d'une sainte allégresse. Et notre amour et ses bienfaits.
En répandant les dons que sa main multiplie , Par les heureux qu'il fait on le voit rajeunir. Des portes du trépas il renaît à la vie Pour nous aimer et nous bénir. '
O vous dont la pieuse et sage prévoyance Loin d'un siècle profane a choisi ce saint lieu , Vous donnez des amis à la triste indigence, Et des ministres au vrai Dieu.
Par vos soins , à l'abri des orages du monde , Ignorant les plaisirs si voisins de ses maux , Nous goûtons le bonheur dans une paix profonde Que charment de pieux travaux.
Sans regrets, sans remords, exempts d'inquiétude, De nos doux passe-temps rien ne trouble le cours. Dans les jeux , le travail, la prière et l'étude Coulent les plus beaux de nos jours.
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Tel un petit ruisseau , qu'un bienfaisant feuillage Couvre au fond du désert d'un abri. protecteur, Goule en paix ; et son onde embellit le bocage Dont l'ombre maintient sa fraîcheur.
Ainsi , par nos efforts couronnant votre zèle, Si nous suivons vos pas, à voua .plaire assidus , Si nous vous ressemblons, sans songer au modèle, Vous sourirez à nos vertus.
Lorsque enfin rappelés des terres étEaagèses , Nos yeux contempleront la terre des wvans Couronnés par vos mains, au père des lumières Vous présenterez vos enfans.