‹ Odes sacrées, idylles, et poésies diversesChapitre 52 sur 86 · DE M. LE VICOMTE DE BONALD · texte numérisé non relu

DE M. LE VICOMTE DE BONALD

Quand on lit ces traités du Platon de notre âge ,

Où la main d'un grand écrivain

Sait répandre sur chaque page

La douce austérité d'un sage

Et l'éclat d'un style divin ; Quand on lit ces discours, l'honneur de notre histoire, Où respire l'amour de la Croix et des Lis , Ces discours que le cœur grave dans la mémoire , On admire l'auteur de ces brillans écrits

Qui feront à jamais la gloire

De son siècle et de son pays :

Mais quand on voit l'auteur lui-même , On oublie aussitôt ses merveilleux talens , Son sublime génie , et ses nobles élans ;

On ne l'admire plus : on l'aime.

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