‹ Œuvre amoureuse et sentimentaleChapitre 13 sur 172 · MON PERE ET ELLE · texte numérisé non relu

MON PERE ET ELLE

Elle avait su gagner l'amitié de mon père

Sans le connaître ou lui parler, rien qu'en passant

Et c'était comme une parenté de lumière

Entre ses cheveux blonds et les doux cheveux blancs,

Certes, presque jamais il ne me parlait d'elle, Mais quelquefois il me disait : « Comment va-t-on? » Je sentais qu'il voulait que je lui sois fidèle Et qu'il m'encourageait à l'aimer pour de bon.

l6 L'ŒUVRE SENTIMENTALE ET AMOUREUSE DE MAURICE MAGRE

Et quand il souriait avec son bon sourire Je voyais la charmante image dans ses yeux Et j'avais alors bien du mal à ne pas dire Combien nous nous aimions et que j'étais heureux.

Le silence est meilleur si la peine est cruelle... Quand mon père à présent dira : Gomment va-t-on ? Je répondrai : Très bien ! Ce soir, nous nous voyons... En me disant tout bas : Mon Dieu ! Gomment va-t-elle ?.

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