‹ Œuvre complètesChapitre 114 sur 267 · Voyez plus haut, p. 165, et tome 1, p. 295, note · texte numérisé non relu

Voyez plus haut, p. 165, et tome 1, p. 295, note

2. Var. « Il est sorty de ceste race de bons et grands capitayne s , comme fust ce brave Charles Vitelly, qui , venant à la bataille de Fomoue aveq une bonne troupe, au secours du roy Charles, et ne pouvant aveq ses gens arriver assez à temps, prist la poste et y arriva si à point, que si on Teust voulu croyre l'on eust bien mieux poursuivy la victoire et rendue plus sanglante qu'elle ne fùst. Il mourust amprès en Calabre, pour le service du roy, duquel fust loyal serviteur et partuan^ et ne fit point comme plusieurs autres de sa nation. 11 y eust aussi ce brave Vitelly qui servist bien le duc Cosme contre les bauys de Fleurence ; aussi, quant il s'alla jetter bravement dans Orbitelle que le capitayne hespagnol Joan de Luna, qui estoyt dedans en garnison, L'alloyt abandonner à Barberousse , sans le brave secours de cavallerie et la belle résolution dudict Vitelle, et par ainsin ledit corsayre quita son entreprise. J'ay cognn un cardinal Vitelli, très bon partisan françoys et galant homme; pour fin, sa esté toujours une brave race. > (Ms 6694, f* ii&, v^.) Ce passage est écrit en marge de la main de Brantôme. A la suite on lit ces lignes : « Or je n'aurois jamais faict, si je voulois desduire les uns amprès les autres et discourir des vallenrs , capacitez et mérites des bons cappitaines espaignols, italiens, impéraux et autres étrangers, car il y en a tant eu que ce me seroit un labeur insupportable et im-

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et vaillans hommes, dont j'en ay cognu aucmis de mon jeune temps, comme le seignor Âllexandre et le seignor Vîcence, et le seignor Mfonce Vitelli, que le roy Henry deuxiesme avoit nourry page de sa chambre : lequel avoit un oncle, qu*estoit le cardinal Vitelli *, un très habir honune de sa robe, que j*ay cognu à Rome, et bon partizan dudict roy Henry, et point ingrat de la pention qu'il luy donnoit. Il eut une grand' attaque une fois en plein consistoire contre le cardinal de Lorraine, qu'il disoit estre trop brouillon ', pour le bien de la France dont il estoit natif, et à qui il devoit tant : j'en parle ailleurs. Il y a eu aussi de braves capitaines et vaillans hommes de guerre des Vitellosi , sortis du . mesme estocq des Vitellis '.

Barthélémy d'Âlviano a esté de son temps un très Barthélémy

d'Alviano *.

possible d*en entreprendre la publication de leurs vertuê et valleurs ; or, poar ce coup» me safïïra d'avoir dict ce que j'en ay dict, en priant plusieurs que j'ay obmis de ne m'en vouloir mal et m'en excuser, car ma plume est si imbécille et si foible que je ne sçaorois à tous suffire (que, possible, en les vcwlant louer je n'y sçaurois attaindre). En remettant la charge à tant de bonà et braves escripvains et historiographes espaignols , italiens et latins, qui certes vallent mieux que nos François, qui n'ont jamais si bien escript qu'eux : nos histoires et les leurs en font la très évidente différance. Ast'eure, il faut un peu escripre de dos bons et grands cappitaines françois, desquels nous avons en abondance comme de gerbes en une fertile moisson. > — Après ce passage vient inmiédiatement la Vie de Charles VIII.

1. Vilellocci Vitelli, cardinal, évéque de Città-di-Castello et dlmola, mort en 1568.

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