‹ Œuvre complètesChapitre 191 sur 267 · JîescognuSj méconnaissables · texte numérisé non relu

JîescognuSj méconnaissables

3. Voici le passage du Compendio delt istoria del rtgno di Napoliy de Collenuccio : « Il re Ladislao, poi che hebbe posto ogni huomo alP ordine suo, toise messer Giovanni Carraccioio, conte d^Avellino, et sei altri gentiF huomini con lui, et tutte sette li fece cavalieri , et vestiUi tutti ad un modo alla divisa sua propria ; jtalmente. che cssi dal re non erano conosciuti, anxi ciascuno di loro pareva il re, et ogni volta che mandava fut^raona

le roy Charles faict ce jour de sa main incroyables faicts d'armes, monté sur un cheval noir et borgne, qu'on appeloit Sat^o/e, que M. de Savoye * luy avoit donne, lequel servit bien ceste fois son maistre, qui estoitarmé de toutes pièces; et sur son harnois très riche avoit une très riche jacquette (ainsy Tappelle Thistoire) que nous appelions une cotte d'armes, à courtes manches, de couleur blanc et violet, semée de croisettes • de Jérusalem faictes de fine broderie et enrichiesd'orfœuvrerie. Son cheval estoit bardé de mesmes, son habillement de teste très riche et superbe : bref, il n'avoit rien à dire qui ne fust d'un bon et vray gendarme, dit l'histoire '.

11 ^ y en eust aucuns qui, pour le bon zèle et amitié

sqnadra, mandaya con essi ono dî questi cavalieri, in modo che pareva che in ciascuna d'esse fosse la persona del re. (Édit.de IGIS, liv. V, p. 213.) Cf. la traduction de D. Sauvage.

i . Charles II, qui régnait alors sous la tutelle de sa mère^ Blanche de Montferrat, et mourut en i 496^ à huit ans.

« Je trouvay le roy , dit Commines , monté sur le plus beau cheval que j'aye ¥eu de mon temps, appelle Savoye. Plusieurs disoient qu'il estoit cheval de Bresse. Le duc de Savoye le luy avoit donné, et estoit noir et n'avoit qu'un œil, et estoit moyen cheval, de bonne grandeur pour celuy qui estoit monté dessus. » (L. VIII, ch. vil.) — Voyez aussi Paradin, Chronique de Savoy e^ 1561, liv. m, ch. i.TLxx\ii, p. 375, et le récit de la bataille de Fornoue, dans le tome III (p. 420-425) de l'excellente édition de Commines donnée par Mlle Dupont.

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