Voyez plus haut, p
3. Il s'agissait de choisir trois cents hommes d'armes destinés à faire la première attaque contre les Anglais.
4. Cette chronique est V Histoire de France de du Haillan. Voyez réditiondei576, p. 806.
de guières ; car le roy Jehan, nonobstant eux, fut pris, et en danger de la vie (il se peut faire qu'ils avoient esté tous tuez près de luy, ou que d'aspreté de combat ils l'avoient quitté et combatu ailleurs), sans un brave gentilhomme françois du pays d'Artois transfugié avec r Anglois ^ : ainsy que firent aussi ces braves du roy Charles, qui s'amusèrent si fort à combattre, qui çà, qui là, et à poursuivre la victoire, que le roy demeura si seul (cedict Philipes de Commines* et autres liistoires), l'espace d'une demie heure, que, sans son brave cœur, sa valeur, sa résolue deffence, son opiniastreté de combat, et son bon cheval Savoye (car tout y servit), il estoit mort ou pris et troussé. En tels importans affaires, puisque l'on y est choisy et appelle^ il y faut avoir mieux Toeil et de la considération, sans se laisser trop aller à l'ardeur de son courage.
J'ay ouy dire à aucuns anciens capitaines que jadis par les vieilles coustumes des batailles, les grands et premiers escuyers des roys de France dévoient estre tousjours près d'eux, sans jamais les désemparer ny abandonner, et ne fère que parer aux coups que l'on donne à leurs maistres, ny sans s'amuser à autre chose que cela, ainsy qu'on dit que fit ce brave et grand es-