‹ Œuvre complètesChapitre 4 sur 267 · En 1535. Voyez t. I, p · texte numérisé non relu

En 1535. Voyez t. I, p

5. Gieronimo Tutavilla, comte de Samo. Voyez P. Jove, liv. XXXIV.

k GRANDS CAPITAINES ESTRANGERS.

fort en une furieuse saillie qu'y fit Salec *, commandant dedans, contre ledict conte allant recognoistre la place, qui fut rembarre avec les siens jusques dans ses tentes et pavillons, qu ilz pillarent, et meubles et vaisselle d'argent. Et après ledict conte tué, ledict Salec en fit coupperla teste et l'envoya à Barberousse pour présent, dont il fut bien joyeux; car ledict conte luy avoitfaict la guerre ailleurs vers la Barbarie. Les Espagnolz ne furent pas marrys de la defTaicte de ce conte et de ces Italiens (que c'est que d'envie!), d'autant qu'il avoit demandé au marquis del Gouast ceste faveur de faire la première poincte* pour recognoistre la place; qu'il luy accorda voulontiers, pour sa valeur souvant faicte parestre, et aussi qu'il l'aymoit. En quoy le marquis les tança fort de se resjouir et se rire du mal d'autruy, et mesmes estans là tous pour le service de l'empereur et du général'.

Quelques temps après, les Espagnolz n'eurent pas grand occasion de se rire des Italiens à l'assaut et la prise de la ville de Duren * que fit l'empereur, y estant et comparant en personne, armé de toutes pièces et une cazaque de drap d'or, tant pour se faire bien paroistre et animer ses solda tz, que pour l'envie qu'il portoit à ceste place, et à la vangeance qu'il en vouloit avoir. Aussi et les uns et les autres, par une généreuse jalouzie, le jour de l'assaut venu et brèche faicte, tous faisant à l'envy, sans enattandre le signal et comman-

i . Corsaire, ne en lonie, suivant P. Jove, liv. XXXIV.

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