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LES PRÉCÉDENTS , LE CONQUÉRANT , LE MEUNIER , LE PEINTRE

LE MEUNIER

Air : Allons voir ces gros a valeurs de bière, n." 418. Allons voir , allons voir , allons voir

Ce que nous dira la Gloire 5 Allons voir, allons voir , allons voir Qui de nous la doit avoir.

LE CONQUÉRANT, à la FoUe.

Déesse, ne m'avez-vous pas promis de m*é-

pouser ?

Oui, vraiment.

LE PEINTRE

Ne m'avez-vous pas donné votre parole ?

Oui.

LE MEUNIER

Est-ce qu'ous m^auriaiz baillé une colle ?

Non.

M. PRONE-VERS

C'est moi qui l'emporterai.

M. TOUT-UNI

DE MÉMOIRE. sGvS

liA FOI.IE.

Pointde bruit. Je vais VOUS Qiellre tous d'accord. Approchez. Touchez là.

( Elle leur tend à tous la main. )

M. PRÔNE-VERS

Qu^esl-ce que cela signifie ?

Cela signifie que vous êtes tous mes maris.

Air : Lafomme à iretous. n.* 419.

Connoissez-vous marotte, Mignonne , la femme à tretous ?

Elle déboutonne ici sa robe de Gloire , pour Jaire voir son habit deFolie qui est dessous. Elle prend sa marotte qu'elle avoit pendue cl sa ceinture , et achève Vair.

Sous cette redingotte.

Mes amis , la voici :

Et la tretin , treti 5 Et la tretin , tretous , Et la femme à tretous.

TOUS ENSEMBLE, criant.

Ah!

Air: Je vous le donne. Rondeau. n.''42o.

Que la Folie ( bis )

Vous montre votre vanité. ( bis j

La Gloire , à qui l'hymen vous lie , N'est autre chose , en vérité' ,

Que la Folie.

LE CONQUÉRANT

Hélas ! qui l'auroit dit !

LE PEINTRE, au Conqucraut.

Rodrigue ! l'eusscs-lu cru ?

266 liE TEMPLE

liE MEUNIER.

Jarnigoi ! J'y ai été bian attrapé !

EA FOEIE.

Il y en aura bien d'autres.

M. PRÔNE-VERS

Je crois que vous voulez épouser toute la terre.

Ail" : Je ne suis né ni roi ni prince, n.** 36. Oh ! ma foi , vous le pouvez croire : Je prétends , sous le nom de Gloite, Prendre tous venants pour maris.

M. TOUT-UxVI.

D'oii vous vient cette fantaisie ?

C'est pour me venger du mépris Qu'ils ont tous fait de la Folie.

Tenez j en voici de nouveaux qui viennent se présenter. Je vais les recevoir aussi au nombre de mes époux.

Mn même-temps onvoitpcwoître les dajiseursy, qui représentent les différentes conditions des Jiommes.

LE PEINTRE

Il faut avaler le goujon de bonne grâce. Allons, camarades co-époux, célébrons nos noces à frais communs.

Venez, mes suivantes, venez secondermes maris. Les danseuses , qui représentent les suivantes de la Folie y paraissent aussitôt.

SCÈNEXV et dernière.

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