SCÈNE XVI et dernière
LÉANDPx^E, COLETTE, ARLEQUIN, TROUPE D'AMANTS de toutes les nations, TROUPE D'AMOURS et de PLAISIRS.
On danse ^ après quoi on chante le vaudeville,
VAUDEVILLE
Air de M. l'Abbé, n." 447.
Premier couplet.
A l'enfant de "S'énus ,
Quand ses trails sont connus,
L'on refuse la porte :
Contre lui l'on s'emporte ; L'aspect de Cupidon Effarouche un tendron.
Mais qu'il emprunte un nom , Une allure, un jargon j Le cœur le plus fantasque
Trouve l'amour ,
Toure loiire lotir.
Fort joli sur le masque.
Second couplet.
Qu'un jeune cavalier, Sur un ton d't'colier, Cajole sa voisine :
On lui fera la mine.
Quand le drôle plus fin , Lui dit , d'un ton badin :
Rions soir et matin , Je suis un bon voisin ,
Ne craignez point de frasque;
Ah ! que l'amour,
Toure loure lour, Est joli sous le masque!
Un objet innocent
Fuit un blondin pressant ,
Et se plaint à sa mère *
De ce qu'on veut lui plaire.
Mais qu'un cousin bouffon
S'y prenne sans façon ,
La belle , sans soupçon ,
Cousine outre raison;
Son cœur va comme un basque.
Ah! que l'amour,
Toure loure lour, Est joli sous le masque !
Quatrième couplet.
Le guerrier, en amour, Marche au bruit du tambour, Et souvent son audace Lui fait manquer la place.
Mais un abbc discret.
Sans dire son secret.
Va doucement au fait; Et le petit-collet L'emporte sur le casque.
Ah! que l'amour,
Toure loure lour , Est joli sous le masque !
Cinquième couplet.
Les antiques galants.
Muguets à cheveux blancs, Ont beau cacher leurs nuques Sous de noires perruques , On souftrc le barbon.
376 LES AMOURS DÉGUISJÉS.
Qui lâche le teston :
Mais lorsque le grison Ne soutient d'aucun don L'oEFre d'un cœur trop flasque.
Ma foi, l'amour,
ïoure loure lotir , Tî'cst pas beau sous le masque.
Sixième couplet.