‹ ŒuvresChapitre 195 sur 229 · SOLIMAN, ALI, PIERROT · texte numérisé non relu

SOLIMAN, ALI, PIERROT

PIERROT , dans le lointain.

Air : Le long de ce ripage. n.*> 289. i

Quel sujet de tristesse !

O jour malencontreux !

Pour Soliman quel coup affreux!

Que dira sa hautesse, Apprenant le sort malheureux

De sa pauvre maîtresse!

SOL.IMAN. j

Qu'y a-t-il donc , nourrice ? >

ET AliMANZINE. 455

PIERROT

Il court comme un fou de tous côtés , sans faire semblant de poir , ni d'entendre le sultan.

Hélas ! comment puis-je être encore en vie , après ce que je viens de voir d#mes deux yeux !

SOLIMAN

Quel sujet as-tu de t'affliger ainsi ?

PIERROT

Ail ! ah ! ah ! Je n'en puis phis !

ALI , arrêtant Pierrot par le hras.

Mais , ma bonne , vous ne prenez pas garde que le sullan vous parle.

PIERROT, au sultan.

Je vous demande excuse, mon bon seigneur. Tenez, c'est que je suis comme une troublée. Je ne vois pas ce que j'aperçois.

SOLIMAN

Explique-toi.

Almanzine.... Ahi !.... Atalide.... Ouf î

SOLIMAN

Hé bien, iMmanzine?.

PIERROT

Elles se sont toutes deux.... Je ne sais comment vous dire cela.

SOLIMAN

Air : Paris est en grand deuil, n." 3o6, Finis donc, si tu veux.

454 ^ ACHMET

PIERROT

Ces (lames toutes deux.

De douleur transportées...

(Souvenir trop amer! ) Du balcon dans la mer Se so^tarëcipite'es.

SOLIMAN

O dieux ! quelle nouvelle !

ALI

Cela se peut-il croire ?

' SOLIMAN

Mais sachons pourquoi elles se sont portées à cette cruelle extrémité.

PIERROT

Almanzine est allée avec Alalide au balcon , où je les ai suivies. Almanzine pleuroit à chaudes larmes, en disant : Ah ! le méchant sultan ! Air : O regiilngné! ô lonlanlaî v\° 4. Nous allons le voir arriver; . Il vient pour me faire endéver.

La peste le puisse crever !

Mais j'aime mieux perdre la vie , Que de contenter son envie.

SOLIMAN

Ciel!

PIERROT

Et moi, a dit Atalide, plutôt que de me voir ici captive le reste de mes jours, je suis prête à me donner la mort. Hé bien ! mourons tout-àl'heure, lui a dit Almanzine.

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