‹ ŒuvresChapitre 203 sur 229 · SOLIMAN, ATALIDE · texte numérisé non relu

SOLIMAN, ATALIDE

SOLIMAN

Air : Plus inconstant que l'onde et le nuage, n." 492. De vos appas connoissez la puissance :

Votre triomphe , Atalide , est parfait.

Votre père en vain m'offense, En vain je vois son forfait, Et l'insolence Du jeune Achmet :

L'amour, qui dans mon cœur Subitement a pris naissance , Ne laisse point de place à la fureur.

ATALIDE, étonnée.

Qu'entends-je ?

SOLIMAN

Apprenez leur crime. Je vous ai demandée à votre père. Il m'a produit une esclave sous votre nom. J'ai reconnu sa tromperie; je la lui ai pardonnée; et il a eu la hardiesse de me tromper une seconde fois , en m'envoyant son fils sous vos habits.

Le Sage. Tome XV. 3o ■

ATALIDE

O dieux!

SOLIMAN

Air : Si ma Philis fient en uendange. n.® 36i. Vous voyez bien que ma juslice Devroit punir leur trahison :

Voire déguiseioent flemarde leur supplice; Mais vos beaux yeux demandent leur pardon.

ATALIDE, confuse.

Esl-ce à moi que mon sultan , mon maître , adresse ce discours ?

SOLIMAN

Air : Viens , charmante Annette. n.° 49^ Oui , beauté charmante :

En vous tout m'enchante :

De vous je fais choix , Pour me donner des loix.

Régnez dans mon ame , Partagez ma flamme :

Vous scrci toujours L'objet de mes amours.

ATALIDE

Hélas !

SOLIMAN

Vous soupirez !

Ail : Quand je vous ai donné mon cœur. v\.° 494,

Belle Ataliile, ce soupir

Alarme ma tendresse.

Est-il cause p:-.r le plaisir.

Ou vient-il lie tristesse?

Parlez,. Décidez de mon sort ; Donnez-moi la vie ou la mort.

ET ALMANZINE. 467

ATA Lit) E.

Air : Mon amant me .^ene la main, u." 495. Hc ! comment Pourroil-on soupirer trislement| Quant nu amant Est charmant , Et qu'il promet d'aimer constamment ?

La couronne Du monarque ottoman, Plaît moins que sa personne j Ce n'est point au sultan Qu'Ataliile se donne j C'est à Soliman.

SOLIMAN , lui baisant la main.

Ah ! ma reine ! ces paroles achèvent mon bonheur.

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