‹ ŒuvresChapitre 4 sur 229 · MOMUS, LA FOLIE, CÉPHISE · texte numérisé non relu

MOMUS, LA FOLIE, CÉPHISE

CÉPHISE

Air de Joconde. n.° 45.

Divin Momus , accordez-moi Un moment d'audience.

LA FOLIE, ^«5 à Momus.

Oh ! pour celle-ci, sur ma foi.

J'en reponds.

MOMUS, à la Folie.

Patience.

CÉPHISE

Je vous le demande à genoux.

MOMUS

Relevez-vous, ma reine.' Une mignonne comme vous Doit l'obtenir sans peine.

CÉPHISE, montrant la Folie.

Air : Je ne suis né ni roi fii prince. n.° 36. Cette divinité badine Pre'tend me faire calotine.

On lui fait grand tort !

MOMUS

En effet , Pourquoi vous cabrer de la sorte ?

Sachez que la calotte fait Honneur à celui qui la porte.

CÉPHISE

C'est un honneur qui ne m'est point du.

lO liE REGIMENT

I>A FOLIE

Oh ! que si ! vous n'avez seulement qu'à conter voire histoire à Momus.

CÉPHISE

Air : Ton relon , ton , ton. n.° 286. Certain caissier de notre voisinage, Venoit chez moi faire le Céladon ; Pendant deux mois à son tendre langage, Je re'pondis constamment sur ce ton :

Ton relon, ton ton , Tontaine , La tontaine , Ton rclou , ton ton , Tontaine, La ton ton 5

Air des Folies d'Espagne. n.° 3i.

Je vais mourir, dit-il à ma suivante , En se plaignant un jour de ma rigueur ; Puisque Cëphise à mon ardeur constante Oppose , hëlas ! un inflexible cœur.

A\r : Y opance ^ y apance. n.*> 58. La soubrette lui répondit :

Mon garçon, tu n'as point d'esprit.

Veux-tu voir finir ta souffrance ?

{Faisant Faction de compter de V argent.)

Y avance , y avance , y avance.

MOMUS

Serviteur à la résistance.

CÉPHISE

ÏI ne négligea point cet avis-là.

Air : Vous m'' en contez toujours, n.* 867. Et l'argent ne vous manqua pas ? ( ^'•y )

DE liA CALOTTE. 11

CÉFHISE.

Voyant que j'aimois les ducats ,

{Faisant encore Inaction de compter de l'argent.)

Il m'en comploit, il m'en comptoit toujours; Mais un malheur finit le cours De ces belles amours.

MO M US

Il fit banqueroute , n'est-ce pas?

CÉPHISE

Justement.

MOMUS

Et il vous laissa de bons effets ?

CÉPHISE

Pour plus de cent mille francs.

MO M u s , rt /a Folie.

Air : Quel plaisir de voir Claudinel n.* 25. Elle n'est , parbleu ! pas sotie ; Elle a tiré le bon bout :

Cela sent peu la marotte.

Un moment. Ecoutez tout.

CÉPHISE

Mais , hélas ! un jeune dissipateur , que j'ai trop chéri, m'a ruinée.

MOMUS, à part.

Ahi , ahi , ahi !

Nous y voilà.

CÉPHISE

K'\r •.Hélas î cc^fut sajattte. n.° 288. Après avoir eu tant de bien , ( Vis)

Je ne me vois presr|nc plus rien.

12 I.E RÉGIMENT

Ma foi , c'est ^ otre faute.

MOMUS

Oui , vraiment , vous méritez bien De porter la calotte,

Lon la, De porter la calotte.

liA FOLIE.

Oh! pour cela, oui.

MOMUS

. K\x : Quand le péril est agréable, n." 2. Momus , qui de la gent ratière A droit de régler les destins , De ses Êdtles calotins Vous nomme vivandière,

CÉPHISE

Comment? vivandière! vous n'y pensez pas.

MOMUS

On n'appelle point de mes jugements. ( A la Folie. ) Faites-lui expédier un brevet. ( Céphise soT't avec la Folie. ) Mais quel fantôme s'avance.

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