‹ ŒuvresChapitre 48 sur 229 · THALIE, ARLEQUIN, PANTALON · texte numérisé non relu

THALIE, ARLEQUIN, PANTALON

THAIilE.

Hé bien ! messieurs les comédiens italiens, qu'y a-t-il pour voire service ?

ARLEQUIN

Nous venons implorer voire secours.

PANTALON

Nous en avons grand besoin.

THALIE

De quoi s'agit-il ?

ARLEQUIN

Vous savez qu'il faut des nouveautés à Paris, el sur-tout à la Foire. Nous n'en avons point. Nous venons vous prier, comme la protectrice de notre théâtre , de nous en donner.

THALIE

Mes enfants, je voudrois bien vous faire plaisir j mais je ne me mêle plus des pièces de théâtre.

loi) PROLOGUE.

ARLEQUIN

Quel conte !

PANTALON

Il n'esl pas possible !

THALIE

AiUrefois je réglois la destinée des ouvrages dramatiques 5 mais, ma foi, depuis quelques années, Jupiter en a donné la direction à une aveugle divinité, qui a son temple au bas du Parnasse.

PANTALON

Quelle est donc cette divinité ?

THALIE

C'est le Hazard.

ARLEQUIN

Vous vous moquez.

THALIE

Non , vraiment. Il a entre les mains toutes les pièces de théâtre qui se composent à-présent. Si vous en voulez quelqu'une , c'est à lui qu'il faut vous adresser.

Voilà des pièces en bonne main !

PANTALON

Par OÙ faut-il aller pour le trouver?

THALIE

Vous n'avez qu'à suivre cette route. Mais je ne sais si vous en trouverez ; car on ne le rencontre que par aventure. Attendez. Le voici qui s'avance.

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