‹ ŒuvresChapitre 51 sur 229 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

THALIE

Cela est vrai.

PANTALON

Il n'y a donc point à choisir avec vous?

LE HAZARD

Non.

ARLEQUIN

Tant-pis.

THALIE

Au contraire. Qui choisit prend souvent le pire. Il faut s'abandonner au Hazard.

PANTALON

Soit. Tire le premier, Arlequin.

Ahi, ahi, ahi ! le frisson me prend.

PANTALON

D'où vient?

ARLEQUIN

Le Hazard me fait la grimace. J'ai peur de tirer quelque pièce de bateleurs. Allons donc , monsieur du Hazard, faites-moi un peu meilleure mine.

LE H AZARD, riaTZif.

Ha ! ha! ha! Il est bouffon.

ARLEQUIN

Bon. Tirons pendant qu'il est de belle humeur.

- (// tire.)

1 lO PROLOGUE.

PANTALON

Voyons ce que c'est.

ARLEQUIN, après avoir déroulé le billet , lit : Numéro 419. La Force de l'Amour, comédie en un acte. Un acte ! j'aurois cru que la force (le l'Amour eût demandé plusieurs actes. PANTALON, tirant.

A moi. ( Il lit. ) Nfiméro n^o. La Foire des Fées.

arlequin.

Hom ! cela ne vaut rieu.

THALIE

Pourquoi dites-vous cela?

C'est que nous ne sommes pas heureux eu foires.

LE HAZARD

Tout beau , mon clier , vos lots sont peut-être meilleurs que vous ne pensez.

ARLEQUIN

Peut-être ! c'est bien parler en dieu duHazard.

LE HAZARD

Allez à mon magasin avec vos billets. Le Caprice, mon secréiaire, vous délivrera les pièces qui vous sont échues. Adieu. Je vole à Paris pour présider à une consultation de médecins.

Page 1