LES PRÉCÉDENTS, ISABELLE,' LE MARQUIS, CLARIN
liE MARQUIS.
Qu'y a-t-il donc là ?
ARLEQUIN
C'estle gouverneur qui vient nous arrêter.
CLARIN , à part.
Je suis perdu !
LE MARQUIS
Pour quelles raisons?
ARLEQUIN, se jetant aux pieds du Marquis. Seigneur, je vous demande grâce. Je vais vous découvrir la mèche.
LE MARQUIS
Parle.
Le seigneur Lélio s'est amouraché de celle friponne-là , qui nous a obligés tous deux à pren-
drc l'habit d'Egyptien, et nous devions nous en aller avec elle.
LE MARQUIS
Qu'entends-je?
ISABELLE, montrant Clarin .
Quoi ! ce n'est point là Lélio ?
ARLEQUIN
Non , madame , c'est le frère de cette bonne pièce-là. Il a pris le nom de mon maître pour vous attraper.
LE MARQUIS , é-zz co/ère.
On m'a joué moi-même ! On me faisoit servir d'instrument à une pareille fourberie !
ARLEQUIN
Oui , seij^eur ; le cœur me crevoit de voir qu'on vous prenoit pour une dupe.
LE MARQUIS, à Léllo.
Ah ! fds indigne! Tu voulois nous couvrir tous d'infamie , et livrer ta cousine à un scélérat qui....
CLARIN, fièrement.
Doucement j vous ne savez pas à qui vous parlez.
LE MARQUIS
^ oyez son audace. ( A Spinette.) Et toi , malheureuse , qui as exigé de mon lâche fils tant de bassesse , attends-loi...