ACTE IV, SCENE IV. 2S
ou on enferma le prince de Condé"7 Je l'ai voulu ainsi, moi; j'aime la justice du talion. — Eh bien! vous voyez que cette petite Isabella dépose avec une colère et une sincérité toutes particulières.
LE CONSEILLER
Je crains qu'elle soutienne mal sa résolution. Quand elle pleure, elle s'affaiblit.
DÉAGEANT
La Galigaï est déjà reconnue sorcière par tous les juges sans qu'elle s'en doute le moins du monde. Voici en outre la preuve que nous cherchions. Regardez bien : voici ce livre que je voulais vous faire examiner, à vous homme érudit en langages orientaux. .le vais le déposer au greffe comme un livre de sorcellerie et de divination.
LE CONSEILLER
Mais elle a toujours passé pour assez pieuse: voici chez elle une image de la Vierge.
DÉAGEANT
Oh! cela ne prouve rien.
LE CONSEILLER
Et savez -vous bien que ce livre est l'Ancien Testament de Moïse?
DÉAGEANT
N'importe, n'importe. L'hébreu est toujours cabalistique. Ah! bon Dieu! j'espérais ne pas la rencontrer, et la voilà qui vient droit à nous. Il n'y a pas moyen de l'éviter.