‹ [Œuvres]Chapitre 267 sur 402 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

x A Paris. La chambre à coucher de la duchesse.

LA DUCHESSE, ROSETTE

la DiciiEssE, seule.

Elle est à sa toilette, en peignoir, prèle à se coucher, ses cheveux a demi dépoudre's répandus sur son sein, comme ceux d'une Madeleiue, en longs flot-, nommes repentirs.

Quelle heure est-il?

rosette, achevant de la coiffer pour la nuit et de lui ôter sa toilette de cour.

Onze heures et demie, madame, et M. le chevalier...

LA DUCHESSE

Il ne viendra plus a présent, il a bien fait de ne pas venir aujourd'hui. — J'uime mieux ne pas l'avoir vu. J'ai bien mieux pleuré. —

342 QMTfE POUR LA PEUR.

Chez qui peut-il être allé? — A présent, je vais être bien plus jalouse: à présent que je suis si malheureuse! — Quels livres m'a envoyés l'abbé?

ROSETTE

Les contes de M. l'abbé de Voisenon.

Et le chevalier?

ROSETTE

Le Petit-Carême et l'Imitation.

LA DUCHESSE

Ah! comme il me connaît bien! Sais-tu, Rosette, que son portrait est bien ressemblant? Tiens, il avait cet habit-là quand la reine lui a parlé si long-temps, et pendant tout ce temps-là il me regardait de peur que je ne fusse jalouse. Tout le monde l'a remarqué. Oh ! il est charmant! [Soupirant.) Ah! que je suis malheureuse, n'est-ce pas. Rosette !

ROSETTE

Oh ! oui, madame.

LA DUCHESSE

Il n'y a pas de femme plus malheureuse que moi sur toute la terre.

ROSETTE

Oh! non, madame.

LA DUCHESSE

Je vais me coucher... Laissez-moi seule, je vous rappellerai.

Rosette sort.

Je vais faire mes prières.

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