‹ [Œuvres]Chapitre 88 sur 402 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

emilia, du dehors.

ek Est en rumeur

Seigneur! seigneur! la ville entière

OTHELLO

Qui vient ici? j'entends des pas.

Est-elle morte? Non, non, la mort ne vient pas. Moi, je suis né cruel; mais, faction finie, J'ai toujours eu pitié d'une longue agonie; Je ne veux pas laisser durer votre douleur, Non, non.

11 la poignarde sans la regarder.

emilia, en dehors.

Ouvrez ! ouvrez ! Monseigneur ! monseigneur !

OTHELLO

Oui! — C'est Emilia qui frappe à cette porte.

Regardant Desdemona.

Pour la mortdeCassio. — Tout à l'heure. — Elle est morte,

Froide ! ô mon enfant ! froide ! immobile ! — Ah ! je crois

Qu'elle respire encor. — Non. — Tout vient à la fois!

Que faire? On va parler à la femme du More.

Ma femme ! — Quelle femme? Ai-je une femme encore?

O funeste pensée ! Il me semble à présent

Que les astres devraient, dans ce jour malfaisant,

S'éclipser dans le ciel, s'enfoncer dans l'abîme.

Il ferme les rideaux et ouvre à Emilia.

Seigneur !

EMILIA

OTHELLO

Qu'arrive-t-il?

* 11 était important de montrer, par ce grand exemple de Sliakspeare, que tout n'est pas fini après la mort de l'héroïne, et nue le dénouement d'une tragédie peut être l'accomplissement d'un caractère et d'une haute vue morale, el non la fin d'une peiiie aventure.

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