‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 21 sur 48 · SAIL · texte numérisé non relu

SAIL

Par tes feintes terreurs penses-tu m'ébi-aaler.^

LA PYTHONISSE

Mais ma bouche, ô mon roi! se refuse à parler.

SAUL,avec colère.

Tes lenteurs , à la fin , lassent ma patience : Parle, si tu le peux , ou sors de ma présence !

LA PYTHOKISSE.

Que ne puis-je sortir, emportant avec moi Tout ce qu'ici je viens prophétiser sur toi ! Mais un Dieu me retient , me pousse , me ramène ; Je ne puis résister à son bras qui m'entraîne. Oui, je sens ta présence, ô Dieu persécuteur! Et ta fureur divine a passé dans mon cœur.

(^ïvec plus d'honxur. )

Mais quel rayon sanglant vient frapper ma paupière ! Mon œil épouvanté cherche et fuit la lumière! Silence!... l'avenir ouvre ses noirs secrets! Quel chaos de malheurs , de vertus , de forfaits ! Dans la confusion je les vois tous ensemble ! Comment, comment saisir le fil qui les rassemble ? Saùl.... Michol.... David.... Malheureux Jon^ithas ! Arrête ! arrête, 6 roi ! ne m'interroge pas.

SAUL, Iremblanl.

Que dis-tu de David, de Jonathas? achève!

LA P\THONISSE , montrant une omîjre du doi^t.

Oui, l'ombre se dissipe et le voile se lève; C'est lui!.. .

SAUL

Qui donc?

LA PYTirONISSK.

David!...

SAUL

Eh bien?

LA PYTIJONTSSF.

Il est vainqueur !

Quel triomphe! ô David! que d'éclat t'environne! Que vois-je sur ton front?

SAUL

' Achève !

LA PYTHOÎNISSE.

Une couronne!...

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