SAIL
Par tes feintes terreurs penses-tu m'ébi-aaler.^
LA PYTHONISSE
Mais ma bouche, ô mon roi! se refuse à parler.
SAUL,avec colère.
Tes lenteurs , à la fin , lassent ma patience : Parle, si tu le peux , ou sors de ma présence !
LA PYTHOKISSE.
Que ne puis-je sortir, emportant avec moi Tout ce qu'ici je viens prophétiser sur toi ! Mais un Dieu me retient , me pousse , me ramène ; Je ne puis résister à son bras qui m'entraîne. Oui, je sens ta présence, ô Dieu persécuteur! Et ta fureur divine a passé dans mon cœur.
(^ïvec plus d'honxur. )
Mais quel rayon sanglant vient frapper ma paupière ! Mon œil épouvanté cherche et fuit la lumière! Silence!... l'avenir ouvre ses noirs secrets! Quel chaos de malheurs , de vertus , de forfaits ! Dans la confusion je les vois tous ensemble ! Comment, comment saisir le fil qui les rassemble ? Saùl.... Michol.... David.... Malheureux Jon^ithas ! Arrête ! arrête, 6 roi ! ne m'interroge pas.
SAUL, Iremblanl.
Que dis-tu de David, de Jonathas? achève!
LA P\THONISSE , montrant une omîjre du doi^t.
Oui, l'ombre se dissipe et le voile se lève; C'est lui!.. .
SAUL
Qui donc?
LA PYTirONISSK.
David!...
SAUL
Eh bien?
LA PYTIJONTSSF.
Il est vainqueur !
Quel triomphe! ô David! que d'éclat t'environne! Que vois-je sur ton front?
SAUL
' Achève !
LA PYTHOÎNISSE.
Une couronne!...