‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 26 sur 60 · PREMIERE NOTE · texte numérisé non relu

PREMIERE NOTE

La nuit couvre de Reims l'antique cathédrale'.

Nous n'ajouterons point de nouvelles dissertations à tant d'autres sur les prétentions de l'église de Reims au droit exclusif de sacrer les successeurs de Clovis et de saint Louis. Nous nous bornerons à faire observer que cette métropole n'a pour elle qu'un long usage qui , toutes choses égales dans la balance des considérations, doit lui mériter la préférence, mais qui ne saurait, d'aucune manière, lier le monarque dans son choix.

« La faction des Guise , dit le président de Thou , avait proposé aux Etats de Blois de reconnaître en principe que nul ne pourrait être réputé roi légitime

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de France s'il n'avait été sacré à Reims; mais le conseil du roi, rejetant cette proposition insidieuse, décida qu'il serait injuste que l'héritier naturel et légitime de la couronne n'eût pas la liberté de se faire couronné où il jugerait à propos ; et , parmi plusieurs exemples des rois qui n'avaient pas été sacrés à Reims , on cita celui de Louis-le-Gros , dont le sacre se fit à Orléans. »

On a plusieurs exemples de sacres qui ne se sont point accomplis à Reims , ceux de Pépin , Charlemagne , Carloman , Raoul , Louis IV, Robert (suivant quelques historiens ) , Louis VI , Charles Vil ( la première fois ) et Henri IV ; non compris les sacres appliqués à des titres autres que celui de roi de France.

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