IV. k
5o HARMONIES POÉTIQUES.
Tous les temps n'ont qu'un jour à qui n'a qu'une idée , Celui qui vit en toi date en éternité!
Le silence et la solitude
De leur rouille ont usé mes sens , Mon oreille des sons a perdu l'habitude, Ma bouche pour parler cherche en vain des accensj
Mon corps courbé par la prière, Insensible aux soleils^ aux hivers endurci.
Est aussi rude que la pierre
Que mes pieds nus foulent ici !
Mais le sens qui t'adore a grandi dans mon ame, C'est le seul désormais dont ma vie ait besoin; Il voit, il sent, il touche, il entend, il proclame Les choses de plus haut et son Dieu de plus loin ! Pour s'élever à toi mon aile est plus rapide. Mon espi it plus muet en toi s'anéantit !
Ainsi plus le temple est vide,
Plus^l'écho sacré retentit!