‹ Œuvres badinesChapitre 110 sur 128 · LES CANTHARIDES · texte numérisé non relu

LES CANTHARIDES

Comme souvent tout s'enfile ici-bas !

Des Bernardins pâturoient en lieu gras

Di-: pikon 2:3

Près de leur clos vivoicnt des Bernardine.-.. Peignez-vous bien chaque chose en son rang : Un large étang nourrissoit les béguines, Certaine haie entouroit cet étang.

Sur cette haie étoient des cantharides; Un vent survint qui les jeta dans l'eau. Dans l'eau nageoient des grenouilles avides, Par qui l'essaim fut croqué bien et beau. Grenouille après servie au réfectoire, De sa substance enflamma la nonnain ; D'où s'ensuivit l'esclandre qu'on peut croire. Un feu subtil, et rien moins que divin : Grand carillon! si qu'au bruit du tocsin, Vinrent, non pas les pompes de la ville, Mais celles-là du benoît Bernardin.

Comme souvent ici-bas tout s'enfile !

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