‹ Œuvres badinesChapitre 113 sur 128 · LA JEUNE FEMME EN COUCHE · texte numérisé non relu

LA JEUNE FEMME EN COUCHE

Jeune tendron, pour la première fois, Goûtoit des fruits amers de l'hyménée.

La pauvre enfant se vit presque aux abois, Quand mit au jour sa trop chère lignée. Son compagnon qui la voyoit souffrir :

— Par saint Joseph, lui dit-il, je te jure Que dans la suite aimerois mieux mourir Qu'ainsi te faire endurer la torture.

DE IMRON 21 5

La dame alors, regardant son époux,

Lui repartit : — Ah ! pourquoi jurez-vous?

Quoi ! ce rien-là, mon fils, vous effarouche !

Je n'ai besoin de si grande pitié,

Las ! on m'a dit qu'à la seconde couche

Le mal n etoit si grand de la moitié.

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