LE CURE DE NOCES
Un bourgeois marioit sa fille, Et pria du festin plusieurs de ses amis ;
Le curé n'y fut point omis :
Il étoit sans façon et même assez bon drijle.
Chacun fut content du repas ; One on ne vit si bien remuer la mâchoire, Et Briarée à peine arme de tous ses bras,
Eût suffi pour verser à boire.
Mais l'époux désiroit un autre passe-temps;
Il sent que son amour le presse, Et veut mettre à profit les précieux instants
Qu'on déroboit à sa tendresse.
— Finissons, se levant, dit-il aux assistants, Et remplissant son verre en présence des dames Pour couronner la fin d'un jour si désiré, A la santé de ceux qui courtisent nos femmes. - Tope : j'en suis, dit le curé.