‹ Œuvres badinesChapitre 58 sur 128 · LE CURE DE NOCES · texte numérisé non relu

LE CURE DE NOCES

Un bourgeois marioit sa fille, Et pria du festin plusieurs de ses amis ;

Le curé n'y fut point omis :

Il étoit sans façon et même assez bon drijle.

Chacun fut content du repas ; One on ne vit si bien remuer la mâchoire, Et Briarée à peine arme de tous ses bras,

Eût suffi pour verser à boire.

Mais l'époux désiroit un autre passe-temps;

Il sent que son amour le presse, Et veut mettre à profit les précieux instants

Qu'on déroboit à sa tendresse.

— Finissons, se levant, dit-il aux assistants, Et remplissant son verre en présence des dames Pour couronner la fin d'un jour si désiré, A la santé de ceux qui courtisent nos femmes. - Tope : j'en suis, dit le curé.

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