‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 106 sur 197 · M \ D A MF. DUPRÉ · texte numérisé non relu

M \ D A MF. DUPRÉ

Mais la fierté jamais n'est entrée en son âme; C'est l'homme le plus doux...

1 88 l'éducation ou les deux cousines

MONSIEUR DUPRÉ

Écoutez-moi, ma femme; Car, je vais vous parler ici sans passion. En mariage, moi, j'ai pour opinion Qu'il ne faudrait jamais ni monter ni descendre; Bourgeois, je veux avoir un bourgeois pour mon gendre.

MADAME DUPRÉ

S'il a des qualités, monsieur, et des vertus, Son rang ne peut pas être un motif de refus.

MONSIEUR DUPRÉ

Mais cet homme, pour qui vous montrez tant de zèle, A-t-il fait de sa main la demande formelle?

MADAME DUPRÉ

Non pas précisément encor.

MONSIEUR DUTRÉ.

Que dites-vous?

MADAME DUPRÉ

Depuis six mois, il vient assidûment chez nous; Tous les matins, ils font de la musique ensemble; 11 compose des vers pour ma fille! il me semble Que cela doit s'entendre. Et d'ailleurs, hier matin, D'une riche héritière il refusa la main.

MONSIEUR DUPRÉ

Comment! il ne s'est point expliqué davantage?

MADAME DUPRÉ

Que voulez-vous de plus?

MONSIEUR DUPRÉ

Mais c'est qu'il est d'usage Que l'on parle, madame, un peu plus clairement.

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