‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 138 sur 197 · ACTE I, SCÈNE IX · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE IX

MADAME D E R V I L I. E , Ihlllt à CL'iU L< .

Mais, mon ami, nous direz-vous?...

CHARLES

Madame, L'affaire est de... très peu... d'importance...

MADAME D E R V I L L F. , à part .

Il rougit !

ADÈLE

Enfin, apprenez-nous ce que c'est?

CHARLES

Il s'agit...

De mon avancement dans les Ponts-et-Chaussées... C'est, vous le savez bien, une de ses pensées... 11 connaît un parent du ministre... Un neveu, Et va me présenter. Je cours le joindre, adieu.

Il sort.

francisque, à Zoé, en s'en allant.

Bonjour, ma fiancée.

ZOÉ

Oh! c'est une autre affaire.

FRANCISQUE, s' arrêtant.

Comment?

ZOÉ, vivement.

Ce que je vois ne m'encourage guère.

Ne compte plus sur moi, je le dis franchement.

Il sort.

SCÈ&CE X ADÈLE, MADAME DERV1LE, ZOE.

adèle, haut.

J'avais mis ces habits pour sortir seulement; Permettez, maintenant que ma visite est faite, Que je rentre chez moi, pour changer de toilette. Venez, Zoé.

Elle sort. Zoé la suit.

SCÈ^dE XI MADAME DERV1LLE, seule.

Malgré son extrême douceur, Je vois qu'à ses discours se mêle un peu d'aigreur... J'aperçois une femme à la fleur de son âge, Dont le cœur est aimant et le mari volage; Auprès d'elle un jeune homme, assidu, plein de feux, Croyant n'être qu'ami, mais peut-être amoureux. De l'abandon, je crains qu'elle ne se console; L'amour est presque éteint, et l'estime s'envole. Essayons de prévoir ce qui va se passer. Ma belle-fille, au moins j'ai lieu de le penser,

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