‹ Œuvres (volume 3)Chapitre 153 sur 197 · ACTE 11, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE 11, SCÈNE XI

J'en suis sûr.

DERVILLE

Allons donc! viens déjeuner, de grâce.

CHARLES

J'allais dans le moment tirer sur des perdreaux.

DERVILLE

Pourquoi donc faire peur à ces pauvres oiseaux?

CHARLES

Tu me crois maladroit, et je serais ton maître.

DERVI LLE.

Oui, c'est vrai. Vous savez, monsieur le géomètre, Si, pour bien ajuster, l'angle que vous ferez Doit être de quarante ou cinquante degrés; Mais la pièce par vous n'est jamais abattue. Moi, je ne connais pas tout cela, mais je tue. A propos, j'ai trouvé...

CHARLES

Qui?

Madame Franval.

J'ai sondé le terrain, nous ne sommes pas mal.

CHARLES

J'ai vu Pauline enfant, et je dois la connaître. C'est faux!

DERVILLE

Estime-la, je t'en laisse le maître.

Mais moi, certain regard furtif et plein d'appas, M'a fait sentir assez que je ne déplais pas.

CHARLES

Pauline est avec toi bienveillante et polie, Comme avec le mari de sa meilleure amie; Mais rien de plus.

DERVl I. L E.

Mon cher, tu ne t'y connais pas; Je suis sûr que l'on m'aime.

CHARLES

Eh bien! soit. F.n ce cas, Me diras-tu quels sont tes projets, mon cher maître? Réponds-moi.

DERV1L LE.

Je ne sais.

Voudrais-tu donc?...

Peut-être.

CHARLES

Derville, tu parais l'oublier tout-à-fait, Franval est ton ami; le tromper! ce serait Une immoralité, j'ose dire profonde.

DERVILLE

Mon Dieu! Charles, je suis l'ami de tout le monde;

Et si par ce motif j'étais toujours conduit,

Examine, mon cher, ou j'en serais réduit.

Paris est ainsi fait; tu ne le connais guère.

Crois-moi, tout cela, Charle, est de fort bonne guerre.

CHARLES

C'est différent, alors. Mais, en ce cas, dis-moi,

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